Benoît Cosnefroy, vainqueur du GP de Québec : « La plus belle victoire de ma carrière »

Benoît Cosnefroy, vainqueur du GP de Québec : « La plus belle victoire de ma carrière »

Le puncheur d'AG2R-Citroën Benoît Cosnefroy, vainqueur au Canada vendredi, se réjouit d'avoir enfin levé les bras cette année, après six deuxièmes places.

« Qu'est-ce que cela vous fait de vous imposer à Québec en solitaire ?
Je suis forcément très heureux. Presque content de ne pas avoir gagné en début de saison pour avoir ma première victoire ici (il a terminé six fois 2e en 2022), même si j'aurais bien aimé gagner l'Amstel. C'est avec grand bonheur que j'obtiens ma première victoire de la saison ici, en World Tour, sur l'une des plus belles classiques. J'ai gagné le Grand Prix de Plouay l'année dernière, en Bretagne, un beau pays pour gagner ; le Mondial espoirs (en 2017), avec ce maillot arc-en-ciel qui fait rêver. Mais ici, je pense que c'est ma plus belle victoire.

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Le classement de la course

Vous avez porté votre attaque à 2 kilomètres de l'arrivée. C'était prévu ?
C'était le plan oui, attaquer dans le final. On avait Greg (Van Avermaet) pour le sprint, qui connaît bien le final ici. Moi, je devais attaquer à cet endroit, je pensais qu'un petit groupe de coureurs pouvait le faire. Je ne pensais pas partir seul mais quand je me suis dit que c'était mieux, pour ne pas compter mes efforts et résister. À la fin, j'ai vu que j'avais pas mal d'avance, je suis resté concentré dans mon effort mais j'avais très, très mal aux jambes, et j'ai pu savourer les cinquante derniers mètres.

« Normalement, je ne vais pas au Championnat du monde »

Racontez-nous ces derniers mètres.
Une sensation vraiment extraordinaire, à me dire : ''Aujourd'hui, c'est pour moi.'' On gagne tellement peu dans le cyclisme... Ou plutôt, certains gagnent dix courses par an, mais ce n'est pas mon cas, c'est rare de lever les bras, le plus souvent c'est quand je suis à l'entraînement et que je gagne les petits sprints avec mes coéquipiers. Donc ce moment, j'avais envie de le partager avec tout le monde en levant les bras, les organisateurs, le public, mon équipe, de prendre du plaisir.

Vous battez plusieurs des favoris pour le prochain Mondial (Matthews, Girmay, Van Aert, respectivement 2e, 3e et 4e), dans deux semaines en Australie. Cela fait-il de vous un favori ?
Normalement, je ne vais pas au Championnat du monde cette année. C'est une décision que j'ai prise et dont j'ai fait part à Thomas (Voeckler, le sélectionneur). C'est un déplacement très coûteux en énergie à ce moment-là de l'année, et avec un tel décalage horaire. Je n'avais pas encore gagné et je ne me sentais pas en position de force avec mon équipe, les sponsors qui nous paient. J'avais un devoir et je ne me sentais pas de partir à ce moment-là. »

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