Benoît Koundoud : « Envie de bien finir »

À Nantes en Championnat, le 14 décembre dernier, le PSG et Benoît Kounkoud avaient dû batailler pour venir à bout du HBC de Thibaud Briet (victoire 30-29). (A. Mounic/L'Équipe)

Avant de rejoindre Kielce, Benoît Kounkoud veut gagner la Coupe de France avec le PSG, ce samedi soir à Paris, contre Nantes (21 heures).

« Contre Nantes, ce samedi à l'Accor Arena (21 heures), le PSG a la possibilité de terminer sur un titre, après l'historique 30 victoires en 30 journées de Championnat. Mesurez-vous la dimension de ce que vous avez accompli ?
C'est vraiment un truc exceptionnel. Je regarde dans le rétro, j'ai eu la chance d'évoluer à Paris (où il a signé son premier contrat pro en 2014) avec les meilleurs joueurs du monde. Chaque année avec des effectifs incroyables et pourtant, on n'avait jamais accompli cet exploit. Des performances, des histoires particulières chaque saison mais 30 sur 30, jamais. C'est une rigueur, une intensité, la performance à chaque match dans un Championnat chaque année de plus en plus difficile. À chaque match, chaque équipe veut nous renverser. Chaque match est un défi, un challenge même si, sur le papier, une équipe peut être derrière. Chaque match est un combat. On a réussi cette saison à rester sérieux, concentré.

Avez-vous pris le temps de fêter ce titre ?
On a savouré un peu mercredi (après le dernier match contre Créteil, 38-33), une soirée particulière avec les au revoir de tout le monde. Mais on est focus sur ce samedi. Avec un titre à la clé, je l'espère, on va relâcher la pression, on a un petit événement entre nous avec le club pour clôturer la saison. De toute façon c'est dans l'histoire, dans les livres, on aura tout le temps de savourer, de s'en rendre compte.

Face à Nantes, votre dauphin en Championnat, vous ne vous imaginez pas perdre ?
C'est une finale. C'est une bonne équipe, on ne le découvre pas, Nantes fait une grosse saison, termine deuxième. Ils ont envie de nous battre, de gagner. Ils ont gagné la Coupe de la Ligue en décembre (le PSG avait perdu en demi-finale contre Chambéry). Forcément, ça va être un gros match. Mais je ne me vois pas perdre en finale contre Nantes, ce n'est pas le scenario que j'espère. C'est pour ça qu'on travaille toute l'année. Qu'on va arriver prêt pour donner le meilleur une dernière fois. Une belle finale, ça va être un beau match. Que le meilleur gagne mais on ne va pas à Bercy pour perdre.

« Peut-être qu'un jour j'aurais la chance de revenir ici et de gagner la Ligue des champions avec le PSG »

Ensuite, comme Nedim Remili, vous partez à Kielce, où évoluent Dylan Nahi, ancien du PSG et Nicolas Tournat. Vous êtes-vous mis au polonais ?
J'y rentre tout doucement. La bascule va se faire. Je suis encore 100 % parisien. On reprend début août, j'ai tout l'été pour m'installer là-bas correctement. Ça va être une nouvelle expérience, une nouvelle équipe, un nouveau pays, de nouveaux coéquipiers. J'ai commencé le hand pro à Paris. Une page se tourne. C'est la fin d'une histoire, le début d'une autre, je ne réalise pas encore. J'ai hâte. Mais envie surtout de bien finir, savourer les derniers moments ici. Quitter un club comme celui-là après tout ce que j'ai pu vivre, ça rend la chose plus émouvante. Je suis plus dans cette phase d'émotions, de clôture.

Au PSG, il y a la frustration de ne pas avoir gagné la Ligue des champions...
Bien sûr. Si c'était si simple de la gagner... J'ai vu de très grands joueurs ici sans avoir pu la gagner. C'est le sport. Je souhaite le meilleur à ce club. J'espère qu'il remportera ce Graal tant attendu, je vais me bagarrer dans mon futur club pour aller la chercher et, qui sait, peut-être qu'un jour j'aurais la chance de revenir ici et la gagner avec le PSG. »

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Alberto Entrerrios, coach de Nantes, livre les clés pour battre le PSG

Avant de rejoindre Limoges et après dix ans à Nantes où il est arrivé comme joueur et part comme coach, Alberto Entrerrios dirige samedi soir son dernier match du HBC, en finale de la Coupe de France.
« Pour battre le PSG, il faut minimiser au maximum les erreurs bêtes : pas de perte de balles, pas d'erreurs faciles dans le repli défensif pour des soucis de répartition. En défense, être concentrés, vigilants. Le PSG n'a pas un jeu très compliqué tactiquement, mais est très intelligent dans l'exploitation des qualités individuelles, très discipliné. Cette équipe fait ce qu'il faut tactiquement, de façon très simple. Si tu te relâches parce que tu crois que ça ne va pas s'engager, c'est à ce moment-là qu'arrive le temps fort.

Ça joue très bien dans les espaces, les sorties de balle. C'est ce qui fait la différence dans cette équipe du PSG. Il nous reste un match, une possibilité de gagner un titre. Quoiqu'il arrive, la saison a été très bonne. Il faut être fier de ce qu'on a fait cette année, avec un parcours un peu compliqué, un début de saison un peu difficile. On a su corriger le tir. On est outsider, c'est la réalité, Paris a fait 30 matches 30 victoires en Championnat, c'est très impressionnant. Bien évidemment on va se donner à 200 % pour essayer de gagner. Mais il faut laisser l'enjeu de côté, se concentrer sur le jeu et surtout profiter de ce moment parce qu'on ne vient pas tous les ans à Bercy. On aura une chance énorme de vivre ce spectacle. Alors prendre beaucoup de prise de plaisir sur le terrain, jouer relâchés mais se donner à fond. ».
Ak.C.

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