Biathlon - CM - La Coupe du monde reprend à Oberhof

L'Equipe.fr
·3 min de lecture

La Coupe du monde s'installe à partir de demain vendredi et pour deux semaines sur le site allemand d'Oberhof. La lutte sera-t-elle aussi serrée et indécise qu'en décembre ? Douze épreuves en deux semaines : voilà le copieux programme qui attend les biathlètes à partir de ce vendredi (sprint femmes à 11 h 30 et sprint hommes à 14 h 15, en direct sur la chaîne L'Equipe) pour la reprise de la Coupe du monde à Oberhof (Allemagne). Sur le site des Mondiaux 2023, d'ordinaire peu goûté par la caravane (vent, brouillard, soleil rare) mais qui, cette fois, bénéficie d'un enneigement conséquent et où tout se déroulera à huis clos, débute la ligne droite qui mènera aux Mondiaux de Pokljuka (Slovénie, 10-21 février). lire aussi Les cinq leçons du début de saison La première partie de la saison n'a pas permis d'installer une hiérarchie établie. Chez les hommes, ils sont sept à s'être imposé (en neuf courses). Et si le Norvégien Johannes Boe porte ce matin le dossard jaune de leader, il le doit plus à sa régularité (une victoire mais une seule fois hors du top 4) qu'à une domination sans partage (l'an dernier, à la même époque, il avait gagné cinq courses sur sept). Il ne possède, d'ailleurs, que cinquante-cinq points d'avance sur son compatriote Sturla Holm Laegreid, la belle surprise de ce début d'hiver (trois succès grâce, entre autres, à un impressionnant 94 % de réussite au tir). Les Bleus en quête de régularité Les Français, qui ont cumulé six podiums (dont une victoire pour Quentin Fillon-Maillet, 5e du classement général), vont tenter quant à eux de retrouver de la régularité. À l'image d'Émilien Jacquelin (deux podiums mais un seul top 5), qui va devoir en plus gérer un mal de dos contracté pendant la pause (voir par ailleurs). Ils évolueront dans leur composition habituelle, la place de sixième homme étant cette fois tenue par le jeune Vosgien Émilien Claude. Côté féminin, là encore, la lutte s'annonce âpre pour le globe de cristal. Installée en tête du classement grâce à ses deux succès, la Norvégienne Marte Olsbu-Roeiseland reste sous la menace d'un solide quintet (les soeurs Hanna et Elvira Öberg, Tiril Eckhoff, Dorothea Wierer, Dzinara Alimbekava). lire aussi Les cinq leçons du début de saison chez les femmes Derrière, les Bleues sont déjà loin (Anaïs Chevalier 12e, Julia Simon 15e, Justine Braisaz 18e). Solides sur les skis, elles demeurent encore trop irrégulières derrière la carabine (seulement deux courses sans faute sur 52 départs cumulés). À corriger si elles veulent plus souvent se mêler à la lutte pour les podiums (deux seulement cet hiver). Jacquelin gêné par des douleurs dorsales Émilien Jacquelin n'entame pas cette deuxième partie de saison à cent pour cent de ses possibilités physiques.
Rentré chez lui dans le Vercors pour la période des Fêtes, le champion du monde de poursuite s'est octroyé deux jours de repos « pour recharger les batteries » avant d'entamer une session d'une dizaine de jours de volume « pour emmagasiner des heures à basse intensité ». C'est là qu'il s'est donné un lumbago lors d'une séance de musculation. Une gêne qui ne l'a pas empêché de skier mais qui, en revanche, l'a tenu éloigné de sa carabine. Le problème est toutefois en voie de guérison pour celui qui occupe la sixième place du classement général et qui, il y a un an, avait parfaitement lancé son mois de janvier en prenant la deuxième place du sprint à Oberhof. J.-P.B.