Biathlon - CM (F) - Coupe du monde : les Bleues veulent rebondir, vite à Nove Mesto

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Les Bleues veulent profiter de la fin de saison pour oublier leurs Championnats du monde ratés et retrouver des couleurs. Bien sûr, elles auraient préféré retrouver la compétition dans une ambiance un peu plus festive. Mais le coronavirus est passé par là et les Bleues vont devoir, à partir de cet après-midi et jusqu'à dimanche, évoluer face à des tribunes vides. Ce qui, sur le site toujours en fusion de Nove Mesto (République tchèque), où cent mille spectateurs étaient attendus, va avoir encore plus de poids : « Il y a toujours une ambiance énorme ici, on s'est habituées à cette foule, elle nous porte, raconte Anaïs Bescond. Je n'arrive pas à me projeter, ça va être très étrange. » Calendrier/Résultats Pas idéal, pour goûter à nouveau au feu de l'action et tenter d'oublier des Mondiaux que les Françaises ont traversés comme un long tunnel. Aucune médaille (une première depuis 2013), deux tops 10 (Julia Simon 5e et Anaïs Bescond 10e de la mass start) et, suprême affront, un relais de cauchemar (14e), la faute à un tir défaillant (76,5 % de réussite sur les courses individuelles). Alors comment rebondir ? « Le but est de bien terminer ce mois de mars, à l'image de ce qu'elles ont pu faire avant les Mondiaux (6 podiums dont 1 victoire), explique leur coach Frédéric Jean. Physiquement, elles étaient bien. Il faut juste qu'elles retrouvent de la fraîcheur mentale, arrêtent de se prendre la tête et fassent les choses simplement pour évoluer au niveau qui est le leur. » Classement de la Coupe du monde Après trois jours de repos à la maison, les filles sont reparties au travail. Avec, toujours, le coeur gros : « Ç'a été un peu difficile à digérer, avoue Bescond. La débâcle des filles à côté des garçons merveilleux (7 médailles dont 3 d'or), tous ces retours négatifs. On n'a pas été à la hauteur. Mais on aurait peut-être mérité plus de bienveillance. Il n'y a pas péril en la demeure. »« Ce qui m'attriste, ce sont les : "Il faut tout changer et virer tout le monde !", ajoute Simon (23 ans). On est juste des êtres humains. Tout s'est joué dans la tête et je n'ai pas su le gérer. C'est très frustrant mais ça fait partie de l'apprentissage, c'est une occasion manquée mais il y en aura d'autres. » Les voilà donc prêtes « à montrer qu'on est capables de faire du vrai biathlon », dit Simon, « à ne pas baisser les bras parce qu'on est des compétitrices », précise Bescond. Avec, dans un coin de leur tête, le relais de samedi, occasion idéale de retrouver un élan partagé. À suivre en direct sur le site et la chaîne L'Équipe à partir de 16h30 pour l'avant-course. Départ du sprint à 17h35.

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