Biathlon - CM (F) - Julia Simon, 5e du classement général : « On en veut toujours plus »

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Auteure d'un très bon début de saison, la Française espère continuer sur sa lancée, dès jeudi (14h30, en direct sur la chaîne L'Équipe), lors du sprint d'Oberhof. Julia Simon dresse un bilan très positif de sa première partie de saison. Régulièrement aux avant-postes, la Française de 23 ans a décroché le premier podium de sa carrière lors de l'individuel d'Östersund et figure dans le top 5 du classement général. « Ma plus mauvaise course, c'est une 18e place (sur le sprint d'Hochfilzen), c'est correct. Le problème, c'est qu'on en veut toujours plus. Je gagne en régularité, c'est plutôt sur la bonne voie. Mais j'aimerais être plus constante en tir car ce n'est pas la folie, surtout sur les courses à 4 tirs où il y a toujours un moment où ça flanche. » «C'est maintenant qu'il faut jouer devant. C'est pas à 35 ans que je vais le faire» La biathlète des Saisies est consciente que le travail engagé au tir cet été avec Franck Badiou ne va pas porter ses fruits dans l'immédiat. « Aujourd'hui, je fais des tirs construits sur ce que j'ai mis en place avec Vincent Porret (son ancien entraîneur), il y a deux ou trois ans et c'est seulement maintenant que je bénéficie de tout ce travail, rappelle-t-elle. Ce qu'on fait avec Franck (Badiou), ça marche par moments, mais des fois je me sens perdue. Il faut du temps pour que le corps se souvienne de tout ça ». Malgré sa belle régularité, Julia Simon ne fait pas du général une priorité. « Je regarde le classement mais il y a encore de grands noms derrière moi. Si je veux garder cette place, je sais qu'il faudra faire des courses solides jusqu'au bout de la saison. Je ne me suis pas fixé d'objectif, reconnaît-elle. Avant d'en avoir, il faut que les choses soient d'abord bien mises en place derrière la carabine. On verra à la fin de l'hiver. » Coupe du monde : Le classement général femmes Pour autant, l'ambition ne lui fait pas peur et la Tricolore veut s'installer durablement parmi les meilleures. « Des fois, on me dit que je suis jeune, que j'ai le temps. Mais j'ai 23 ans, c'est maintenant qu'il faut jouer devant, revendique-t-elle. C'est pas à 35 ans que je vais le faire. J'ai plutôt envie qu'on me secoue et qu'on me dise de mettre les choses en place maintenant... Ça fait des années que je vois arriver Ingrid Tandrevold, Lisa Vitozzi ou Lena Haecki. On sent que c'est une nouvelle génération qui est de plus en plus devant. Ça me met en confiance car, au final, on a toutes plus ou moins la même progression. C'est possible pour tout le monde. » Coupe du monde : Les mêmes Bleus pour Oberhof

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