Biathlon - CM (H) - « Je n'avais pas envie d'exploser », explique Émilien Jacquelin, 5e de la mass start d'Hochfilzen

L'Equipe.fr
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Émilien Jacquelin, 5e de la mass star d'Hochfilzen ce dimanche, était trop fatigué dans la dernière boucle pour aller jouer la gagne. Émilien Jacquelin (5e de la mass star d'Hochfilzen) : « J'étais fatigué dans la dernière boucle. J'ai laissé pas mal d'énergie dans le deuxième tour pour rattraper le premier groupe. Ce qui se passe, c'est que sur la première partie de ce tour, j'ai vu que c'était Fabien qui menait et il n'avait pas l'air de s'amuser. Si je voulais rentrer, il fallait le faire très vite. Ce tour m'a laissé des traces dans les jambes. lire aussi Le classement de la course Sur le premier debout, je sentais que je n'étais pas aussi frais que samedi. C'était de l'adaptation. Il fallait vraiment que je me concentre. Lorsque je sors du dernier tir, je pensais aussi que comme samedi, j'allais pouvoir revenir sur eux. Mais Ponsiluoma a fait un début de tour tonitruant avec sa puissance. Je suis resté avec Doll derrière, j'ai un peu abdiqué à me dire que je jouais la troisième place. Mais il restait la même distance. Si Ponsiluoma a décidé de tout mettre sur le début de tour, c'était bien joué car moi, ça m'a mis dans le rouge. Je n'avais pas envie d'exploser et de finir septième ou huitième. Je sentais que la limite n'était pas très loin. « C'est comme en vélo, il faut savoir frotter. J'ai essayé et j'ai perdu » Dès ce moment, j'ai décidé de jouer la troisième place. Vu que la dernière difficulté était plus longue, ça ne servait à rien d'attaquer comme j'avais pu le faire. J'attendais le sprint, je sentais que je me refaisais un peu la cerise sur la boucle. J'essaye de décaler sur la droite, de passer comme je sais faire. Il y avait la place mais malheureusement, je ne sais pas comment, le ski de Tarjei Boe était entre les miens et ça me fait glisser et tomber. Et je finis cinquième. Ça aurait pu être pire : c'est très serré les mass starts, et tu peux finir dixième sur un coup comme ça. Mais c'est toujours frustrant de louper l'occasion de monter sur un podium avec des petites fautes comme ça. Mais je cours aussi pour ça. Ce sont des courses très funs car elles sont très vivantes. Je ne vois pas ma chute comme un acte antisportif. C'est comme en vélo, il faut savoir frotter. J'ai essayé et j'ai perdu. Je joue un peu avec ça comme sur le troisième tour où je serre un peu Eder pour le doubler. Il m'insulte mais je l'accepte volontiers car ça fait partie du jeu. »

Fillon Maillet : « Je suis vite limité » Quentin Fillon Maillet (8e) : « J'ai du mal à trouver mes sensations en ski, je suis vite tendu. J'ai une allure de croisière qui est correcte, qui me permet de jouer dans les bons temps de ski, mais j'ai vraiment du mal à finir sur les fins de course, les fins de bosse. Là aujourd'hui, au premier tir, je ressors pas très très loin du groupe. En temps normal je serai facilement revenu, mais là, j'ai de la difficulté à skier. Je suis vite limité. lire aussi Le classement de la Coupe du monde C'est frustrant parce que j'avais pourtant l'impression d'avoir fait un très bon été et je n'arrive pas à le retrouver en ski. Maintenant, on a deux semaines de pause, je vais essayer de travailler ça déjà en prenant du repos et en discutant avec les coaches sur la manière dont on va aborder la suite de la saison. Le bilan de cette course est un peu à l'image de la saison d'un point de vue physique. « Des petites erreurs en début de course me font lâcher le groupe de tête » Il me manque vraiment cette giclette pour pouvoir accélérer à des moments où on est facile dans les skis des autres. C'est le bilan depuis le début, des temps de skis qui ne sont pas catastrophiques, mais loin de ce que j'espère. Rajoutez à ça de petites erreurs. Si le début de saison reste correct, le ski reste correct, mais des petites erreurs en début de course me font lâcher le groupe de tête comme hier ou aujourd'hui et ça fait beaucoup de mal. » lire aussi Johannes Boe : « J'ai fait des erreurs »