Biathlon - Mondiaux - Les Bleus veulent marquer le coup dès le relais mixte des Championnats du monde

L'Equipe.fr
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Les Bleus alignent ce mercredi leur meilleure équipe de relais, comme toutes les autres nations. Histoire de bien lancer les Championnats.

Il y a deux écoles. Celle qui pense que le résultat du relais mixte d'ouverture peut influer sur le destin mondial d'une équipe. Et celle qui croit dur comme fer que rien n'est lié : « L'an dernier, on a raté notre entame (7e) et derrière, on n'a quand même été pas si mal (8 médailles dont 3 d'or) », lance, un brin provocateur, Vincent Vittoz, l'entraîneur de l'équipe de France masculine.

En oubliant de préciser, c'est que, si ses garçons avaient plutôt cassé la baraque, les filles étaient, elles, rentrées bredouilles. À l'image de Julia Simon, défaillante en entame du relais et pas dans son assiette durant la quinzaine. Voilà pourquoi, comme le dit Émilien Jacquelin, « un bon résultat peut placer toute l'équipe, des athlètes aux techniciens, dans une dynamique positive. »

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À l'image de toutes les autres nations, les Français ont donc sorti l'artillerie lourde avec Jacquelin, Quentin Fillon Maillet, Anaïs Chevalier et Julia Simon, qui représentent onze des treize podiums individuels bleus de l'hiver. Avec, comme ambition, de récupérer le titre qui les fuit depuis le sacre d'Oslo en 2016 (Ils ont conquis l'or olympique en 2018.).

« C'est une médaille et elles sont toutes bonnes à prendre », dit Fillon Maillet. « Cette course tient à coeur à tout le monde, les gars et les filles, ajoute Simon. C'est l'un des seuls moments où on forme vraiment une équipe et, pour moi, c'est une fierté d'en faire partie. Les places sont rares et j'ai envie de montrer que j'ai mérité la mienne. »

Cette première sortie entre cadors va aussi permettre à tout ce joli monde, comme le dit Jacquelin, « d'effacer d'entrée la petite appréhension d'avant Championnats », tout en se jaugeant et en prenant des repères sur la piste et le pas de tir. Les filles, qui vont - pour la première fois lors de Mondiaux - conclure les débats, évolueront ainsi sur la boucle de 7,5 kilomètres, celle du sprint de samedi : « Il n'y a pas de meilleur entraînement que les courses, explique Chevalier. Être en confrontation avec celles qui sont nos rivales pour les médailles va parfaitement nous mettre dans le bain. »

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On peut donc s'attendre, d'entrée, à une belle peignée face, entre autres, aux tenants et épouvantails norvégiens : « On est tous dans les clous pour faire quelque chose de beau, conclut Chevalier. En tout cas, on en a très envie. » Cela, personne n'en doutait.

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