Bikepacking - TCR - Troisième version pour le parcours dévoilé de la Transcontinental Race 2022

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Reportée en 2020 puis 2021, la Transcontinental Race joue son statut d'épreuve majeure des courses très longue distance entre le Mur de Grammont (Belgique) et Burgas (Bulgarie) en juillet prochain. Jusqu'en 2020, la Transcontinental Race était incontestablement l'épreuve phare des amateurs de très longue distance cycliste en Europe : dure, aventureuse, sportive et emportant avec elle à travers le continent l'imaginaire des premiers grands Tours cyclistes. Mais le bouleversement mondial et pandémique des deux dernières années a fait vaciller sa place. Reportée en 2020, la course le fut également en 2021. Une décision prise à rebours de beaucoup d'autres épreuves du même type en Europe. Jeudi soir, la troisième version du parcours de sa 8e édition a été officialisée (4 000 km à boucler en dix à quinze jours), avec l'objectif de revenir au premier plan des épreuves de bikepacking.
La Transcontinental est la course qui aimantait particulièrement les regards d'observateurs amateurs, au coeur de l'été ; celle qui dépassait le microcosme réduit des acharnés, avec ses cyclistes éparpillés à travers le continent, comme des navigateurs terrestres d'un Vendée Globe à deux roues, suivis par des milliers de rêveurs. La victoire de Fiona Kolbinger à Brest, en 2019, avait d'autant plus éveillé l'intérêt. En dix jours, l'Allemande avait battu, avec décontraction et constance, plus de 200 adversaires. Le Mur de Grammont au départ Dans un contexte où le nombre d'épreuves (gravel, très longue distance, parfois les deux) se multiplie de manière très importante, les deux rendez-vous manqués de la Transcontinental Race - et particulièrement celui de cette année - apparaissent comme un écueil possible en termes d'image et d'aura dans une discipline à la communication somme toute confidentielle et aux partenariats restreints. Le nouveau parcours, présenté jeudi soir, peut-il lui rendre son statut quelque peu bousculé ?
lire aussi « Onboard the Transcontinental Race », dans la roue des forçats de l'endurance En 2022, l'épreuve renouera avec son point de départ historique au Mur de Grammont (cinq fois en huit éditions), en Belgique. Le 24 juillet au soir, les 300 participants graviront la célèbre montée à la lumière des flambeaux avant de prendre la direction des Sudètes, à la frontière germano-tchèque pour un premier point de passage obligatoire, 800 km après le départ. Ensuite, cap au sud pour rallier le Passo Gavia, et ses 2 600 m d'altitude au coeur des Alpes italiennes. Avant de rejoindre Burgas au terme de plus de 40 000 m de dénivelé positif, les concurrents devront d'abord se rendre au coeur du parc national monténégrin de Durmitor (un passage d'une beauté sauvage et solitaire déjà expérimenté en 2017), avant de bifurquer vers la Roumanie et emprunter la Transalpina, une route caillouteuse d'altitude dans les Carpates, ultime point de passage obligatoire. Ce qu'est l'ultra endurance cycliste Schématiquement, l'ultra endurance cycliste en autonomie (ou plus communément rangée sous la bannière de bikepacking), comme l'est la Transcontinental Race (TCR), est une unique étape se caractérisant par un lieu de départ, un lieu d'arrivée, des points de passage obligatoires et plusieurs centaines ou milliers de kilomètres à parcourir. Les concurrents parcourent de 250 à 400 km par jour, pendant cinq à quinze jours selon les épreuves.
À cela s'ajoute l'autonomie totale (« self-supported »), signifiant que les participants ne peuvent pas bénéficier d'une assistance personnalisée (voiture suiveuse, routeur en cas d'imprévu...). Chacun doit pouvoir se débrouiller avec ce qu'il a ou faire ce qu'il faut par soi-même pour l'obtenir (dormir, se nourrir, réparer...). Les participants embarquent donc sur leur vélo le minimum dont ils ont besoin pour parcourir le trajet.
Selon les épreuves, la route peut être imposée. Dans le cas de la TCR, comme d'autres, le tracé est libre - ce qui induit une dimension « tactique » non négligeable dans la préparation. Ce type d'épreuves connaît un intérêt grandissant, avec une multiplication des parcours depuis trois à quatre ans. Elles étaient au nombre de 10 en 2013 à la création de la TCR, on en dénombrera plus de 100 en 2022.

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