Bilan 2020 - Norris a confirmé son potentiel

Benjamin Vinel
·3 min de lecture

Ces bilans 2020 sont aussi l'occasion pour vous de noter chaque pilote, grâce au module situé au bas de cet article.

Après une première année correcte en Formule 1, où il était rentré assez régulièrement dans les points mais demeurait plutôt en retrait par rapport à son coéquipier Carlos Sainz en course, a confirmé son potentiel en 2020. En qualifications, c'est remarquable : les deux hommes continuent de faire jeu égal. Dans cet exercice, le score sur les séances représentatives est de 8-8 (nous vous laissons décider à qui vous souhaitez attribuer le point de Bahreïn, où Sainz était plus rapide en Q1 mais n'a pu signer de chrono en Q2 à cause d'un problème technique). L'écart moyen est de… sept millièmes de seconde à l'avantage de Sainz (35 millièmes si l'on compte son avance de Q1 à Bahreïn). Norris, lui, s'est même qualifié trois fois dans le top 5.

Lando Norris, McLaren MCL35, devant Alex Albon, Red Bull Racing RB16, et Lewis Hamilton, Mercedes F1 W11 EQ Performance

Lando Norris, McLaren MCL35, devant Alex Albon, Red Bull Racing RB16, et Lewis Hamilton, Mercedes F1 W11 EQ Performance<span class="copyright">Mark Sutton / Motorsport Images</span>
Lando Norris, McLaren MCL35, devant Alex Albon, Red Bull Racing RB16, et Lewis Hamilton, Mercedes F1 W11 EQ PerformanceMark Sutton / Motorsport Images

Mark Sutton / Motorsport Images

Lando Norris, McLaren célèbre son premier podium avec le trophée

Lando Norris, McLaren célèbre son premier podium avec le trophée<span class="copyright">Mark Sutton / Motorsport Images</span>
Lando Norris, McLaren célèbre son premier podium avec le trophéeMark Sutton / Motorsport Images

Mark Sutton / Motorsport Images

Norris a enchaîné avec une belle cinquième place sur le même circuit le week-end suivant malgré des maux de dos, puis une autre à Silverstone après un dimanche hongrois difficile. On retiendra également une quatrième place méritée à Monza, où les McLaren ont passé toute la course aux avant-postes ; Sainz, lui, était deuxième. Norris a enchaîné avec la sixième place au Mugello, et a longtemps tenu le troisième rang au Nürburgring avant d'être contraint à l'abandon par un problème d'unité de puissance.

Le Grand Prix de Turquie a été le théâtre une performance presque contradictoire avec un début de course catastrophique, où il a perdu 30 secondes sur son coéquipier en huit tours, et un meilleur tour signé avec une plus d'une seconde d'avance dans la dernière boucle. Cet épisode a démontré son caractère autocritique – Norris a estimé avoir pris "peut-être le pire départ de toute ma carrière, peut-être le pire départ de la carrière de tout le monde".

Cependant, telle inconstance n'est pas représentative des performances généralement régulières de l'Anglais, qui a certes connu quelques dimanches en demi-teinte, mais c'est le cas de plus ou moins tous les pilotes. Il a conclu l'année avec notamment une quatrième place à Bahreïn et une cinquième à Abu Dhabi pour se classer certes seulement neuvième du championnat, mais à tout juste huit points de son coéquipier Sainz, sixième.

Très apprécié par l'écurie dont il est le pur produit, Norris représente toujours l'avenir de McLaren, au tendre âge de 21 ans. Sainz est sur le départ à destination de Ferrari, et il va donc falloir relever un nouveau défi en 2021 : celui de Daniel Ricciardo, qui débarque en provenance de Renault. Et si nous avons peut-être affaire à deux des plus gros blagueurs du plateau, nul doute que chacun va prendre cette confrontation très à cœur.