Bilan 2020 - Pérez : d'une haie d'épines sort la rose !

Guillaume Navarro
·2 min de lecture

Ces bilans 2020 sont aussi l'occasion pour vous de noter chaque pilote, grâce au module situé au bas de cet article.

La pire chose que peut connaître un pilote du niveau de et à ce stade de sa carrière est de ne pas avoir totalement la main sur sa situation, en piste comme en dehors. Et à bien des égards, le Mexicain s'est trouvé passager des événements cette année. Mais lorsqu'il s'est agi de devenir acteur de son propre destin et de saisir celui-ci à pleines mains, le #11 n'a pas montré le moindre signe de fébrilité.

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Avec une monoplace virtuellement troisième au Championnat du monde (sans les 15 points soustraits au classement pour infraction au Règlement Technique), Pérez a pu faire parler l'expérience et laisser ses résultats peu à peu imposer au management de dont on peut aussi se dire que l'opportunité de faire ses preuves dans un top team lui a bel et bien été donnée, comme elle avait été donnée à son prédécesseur. Voilà qui n'est pas rien, lorsque l'on sait à quel point Red Bull tient à sa filière interne, et en dit long sur les formes de garanties que pense obtenir le team de Milton Keynes en rompant ses habitudes.

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Les chiffres parlent pour eux-mêmes. Pérez boucle le championnat 2020 dans sa meilleure position jamais atteinte et s'est surclassé par rapport à l'auto dont il dispose et le nombre de courses qu'il a pu disputer. Quatrième, il n'est devancé que par les redoutables Mercedes et son non moins excellent futur équipier, . En ayant manqué deux Grands Prix, donc, en Grande-Bretagne.

Jusqu'en Turquie, pourtant, un petit quelque chose se refusait encore à Pérez. Tandis que son équipier était parvenu à placer la "Mercedes Rose" sur le podium plus tôt dans la saison, le Mexicain avait encore besoin de signer un résultat dans le top 3 qu'il a fréquenté avec régularité au fil de ses dix ans de carrière en F1 avec des monoplaces souvent "un cran en-dessous". Ce fut finalement chose faite au terme d'une très solide course à Istanbul, avant de se refuser à lui sur une panne de MGU-K, dès la manche suivante. Pourtant, Pérez était bien loin de s'imaginer que lors du week-end suivant, alors que l'horizon de son avenir en F1 n'en finissait plus de s'obscurcir, sa victoire tant attendue pendant 189 Grands Prix s'offrirait enfin à lui.

Un nouveau chapitre de la carrière de Sergio Pérez s'ouvre désormais dans un top team. Bien longtemps après avoir déchanté lors d'une courte saison chez . Red Bull sait remporter des courses. Ça tombe bien, Pérez aussi.