Billetterie de Paris 2024 : les voeux stratégiques des fédérations françaises

Un avant-goût des Jeux lors de la journée olympique de 2019 place de la Concorde. (L. Argueyrolles/L'Équipe)

Les fédérations françaises olympiques ont transmis à Paris 2024 leurs voeux en matière de billetterie et attendent les premières réponses au mois de mars prochain.

Quelques jours avant le lancement en grande pompe de la billetterie grand public, depuis le premier étage de la Tour Eiffel, les fédérations françaises de sports olympiques ont rendu leur copie à Paris 2024. Ou plutôt leur stratégie de billetterie avec le nombre de places souhaitées en fonction des sessions et leurs destinataires, clubs, bénévoles, présidents de ligue, etc. Comme les autres « parties prenantes » des Jeux, les sponsors, les diffuseurs ou encore les comités nationaux olympiques, les fédérations olympiques avaient ainsi jusqu'au 25 novembre dernier pour transmettre leurs voeux au COJO, ce que la plupart ont fait bien avant la date limite.

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La règle est simple : chaque fédération dispose d'un quota de places pour son sport qu'elle paie au prix normal, lequel varie selon les catégories de billets. « On n'a pas tout compris, c'est tellement flou ! », chambre un directeur général de fédération qui a quand même envoyé sa liste à Paris 2024 avec plusieurs milliers de billets. « Ce n'est pas open bar », précise tout de même la direction billetterie de Paris 2024 qui rappelle que le quota de places n'est pas extensible. « On a besoin de cette visibilité pour les fédérations, cela fait pas mal de mois qu'on leur en parle », explique Michaël Aloïsio, directeur de cabinet de Tony Estanguet, président de Paris 2024.

L'une des principales difficultés est de « commander à l'aveugle », souligne le dirigeant, c'est-à-dire sans savoir quand les athlètes Français seront en lice. C'est ainsi le cas des sports collectifs qui ne savent pas encore lors de quelles sessions joueront les équipes de France. La Fédération française de volley a ainsi demandé près de 2 700 billets pour les tournois olympiques hommes et femmes à la porte de Versailles, rebaptisée Arena Sud, ainsi que le beach volley au pied de la Tour Eiffel pour un montant de 600 000 €. « On a été obligé de se positionner partout, sur les quatre sessions de la journée », explique Éric Tanguy, président de la FFVB en précisant avoir demandé 60 places par match, selon la capacité de la salle. « Un chiffre raisonnable, estime-t-il. À Rio, on était trois mais les Jeux à Paris, cela arrive tous les cent ans ».

« Une écoute très attentive »Son homologue du basket a demandé près de 5 400 sésames pour un peu moins de 500 000 €, toujours sans savoir quand joueront les équipes de France à Lille puis à Paris pour le tournoi final. L'idée est ensuite de les échanger avec les autres fédérations nationales et d'ajuster les besoins grâce aux places du CNOSF, qui a lui aussi fait une demande sans révéler le nombre de sésames convoité. « Le comité Paris 2024 a fait preuve d'une écoute très attentive », explique Cédric Gosse, président de la Fédération française de triathlon, qui a dirigé la réunion du CNOSF dédiée à ce sujet le 1er décembre au siège du mouvement olympique. Il précise qu'Étienne Thobois, directeur général du COJO présent à la réunion, a annoncé qu'il recevrait chaque fédération l'une après l'autre pour faire le point sur ses besoins.

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« Je suis dans la situation la plus confortable, reconnaît le président de la FFTri, puisque je connais les quatre courses que disputeront les athlètes français et qu'il n'y a pas de qualification ». Il a demandé cent places par jour de course au Pont d'Iéna à Paris. « Cela nous permet de satisfaire les administrateurs, les présidents de ligue, nos salariés et nos cadres techniques nationaux avec des jours bien définis », précise-t-il. Le tout pour un budget compris entre 6 000 et 7 000 euros. La Fédération française de danse a pour sa part demandé deux cents places pour assister place de la Concorde aux épreuves de breaking, nouveau venu aux Jeux, pour un peu moins de 20 000 €. Les premières réponses du comité Paris 2024 sont attendues à la mi-mars.