Les Bleues qualifiées pour cinq finales aux Mondiaux de gym

4e des qualifs, Marine Boyer peut espérer une médaille à la poutre. (E. Garnier/L'Équipe)

La France a décroché cinq finales dimanche aux qualifications des Mondiaux de gymnastique, à Liverpool (Angleterre). Plus que l'équipe lundi, où les États-Unis joueront un sixième titre mondial consécutif, Coline Devillard au saut et Marine Boyer à la poutre peuvent espérer une médaille.

L'équipe de France a réalisé une prometteuse entrée en matière lors des qualifications des Mondiaux de gymnastique, qui se sont achevées ce dimanche à Liverpool. Versée dans la 6e des dix subdivisions, elle a enregistré quelques bêtises, à l'image d'une poutre mineure où Mélanie De Jesus Dos Santos et Carolann Héduit ont chuté et où Aline Friess a posé les deux mains sur le bois.

Mais avec un total de 161,428 points (7e), les Bleues figurent dans le top 8 mondial qui disputera la finale par équipe mardi. Et si les États-Unis bénéficient d'une marge conséquente pour espérer un sixième sacre consécutif, la bataille pour les accessits s'annonce intense. En atteste le parcours brillant des Anglaises (2es), guidées par les jumelles Jessica et Jennifer Gadirova.


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La Brésilienne Rebeca Andrade en tête à l'addition des agrès

Le Brésil a aussi confirmé sa progression, grâce notamment à Rebeca Andrade, médaillée d'argent en individuel aux Jeux de Tokyo et qui caracole à l'addition des quatre agrès avec 1,566 point de mieux que l'Américaine Shilese Jones (57,332 contre 55,766). De retour sur la scène mondiale, plus d'un an après les Jeux Olympiques et après son exil aux États-Unis depuis avril, Mélanie De Jesus Dos Santos reste en phase de reconstruction avec un mouvement à la poutre escamoté et un sol simplifié (53,865 pts, 13e).

« Dans l'ensemble, je suis contente, réagissait la quadruple championne d'Europe, qui manque la finale aux barres asymétriques de peu (9e). La chute à la poutre m'énerve, c'est un agrès que j'affectionne. Quant au sol, c'est un complet de base pour moi. Pour l'instant, il me manque de l'entraînement mais je vais revenir avec un programme acrobatique plus important l'année prochaine. »

Dans le concours général, la Martiniquaise sera accompagnée de Carolann Héduit (52,698 pts, 18e). « Ce sont mes premiers Mondiaux par équipe, au sein d'une équipe géniale, savourait la double championne de France, qui avait fini 9e des Mondiaux en 2021. Ça met le stress mais donne envie de bien faire. J'avais un peu d'appréhension, c'est un peu dur physiquement (elle a eu le Covid il y a deux semaines). Là, je n'en peux plus, je suis rincée. Mais je suis hyper contente de ce que j'ai fait. Sur la poutre, je me suis sentie trembler comme une feuille. Je pense avoir limité les dégâts. »


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Marine Boyer prometteuse à la poutre

Si la Brésilienne Rebeca Andrade s'affirme bien comme la favorite pour cet exercice, elle ne défendra pas ses titres mondial et olympique au saut. Epoustouflante sur le premier envol (15,066 pts), elle a refusé le second à l'impulsion sur la table (11,466). À l'inverse, Coline Devillard s'avance comme la meilleure chance française de médaille, la championne d'Europe 2017 au saut ayant obtenu une moyenne de 14,299 pts qui n'est devancée que par celles des Américaines Jade Carey (14,483 pts) et Jordan Chiles (14,316).

Aline Friess, médaillée de bronze européenne cet été, cale au rang de deuxième réserve pour la finale. Quant à Marine Boyer, dans la foulée de sa victoire aux Internationaux de France le mois dernier, elle s'est joliment qualifiée pour la finale à la poutre (4e) et pourrait créer la surprise. « C'était mal barré, riait après coup la capitaine des Bleues. Je me suis bloquée le dos pendant l'entraînement officiel, et je ne savais pas si je pourrais faire la compétition. Mais je suis contente, je me suis fait plaisir. Je sais que la finale sera dure mais je veux juste montrer que je suis là. »