Les Bleus du hand accueillent leurs fans pendant le Mondial

Vincent Gérard, le gardien des Bleus, se prête à un selfie avec un fan. (A. Martin/L'Equipe)

Avant de boucler le tour principal du Mondial, ce dimanche soir contre l'Espagne (21 heures), l'équipe de France, championne olympique en titre, a partagé un moment avec ses supporters. Une tradition qui fait son retour après la pandémie.

C'est un moment de partage en toute simplicité que l'équipe de France a offert à ses supporters, samedi soir à Cracovie, après l'entraînement dans la salle annexe de la Tauron Arena où les Bleus bouclent le tour principal ce dimanche soir (21 heures) contre l'Espagne, dans un match entre sélections déjà assurées d'être en quart de finale du Mondial. Une tradition avec laquelle la France a renoué après trois ans de pause pour cause de pandémie.

Les irréductibles de l'association « Tous hand Bleu »200 supporters tricolores auront défilé sur l'ensemble du Mondial - 20 seront là sur toute la compétition - avec des packages (vol, hébergement, billets) payés de 600 à 3 000 euros. Beaucoup d'entre eux font partie de l'association « Tous hand Bleu », présidée par Jean-Marc Florentin. Certains parents de joueurs, comme ceux de Thibaud Briet ou de Ludovic Fabregas, en sont aussi membres. Lala Karabatic, mère de Nikola et Luka, est là aussi. Toujours discrète, elle échange en serbo-croate avec ses fils, avant d'aller saluer le staff, dont Guillaume Gille, le coach qu'elle a connu joueur.

« Même s'il y a le téléphone, ce n'est pas pareil de les retrouver en vrai. Ça fait chaud au coeur », confient les parents Fabregas. Jean-Marc Florentin peut se réjouir, l'association fait des envieux : « Les parents de Yanis Lenne ont demandé les documents pour faire partie de l'asso », glisse-t-il.

Les joueurs profitent aussi du moment. « On est reconnaissants et redevables aussi envers eux qui viennent nous supporter jusqu'ici. Ça fait du bien d'avoir des gens vers qui se tourner quand on célèbre un but, d'entendre la Marseillaise », salue Kentin Mahé. Le demi-centre des Bleus apprécie d'autant plus la présence de compatriotes en Pologne qu'il évolue à l'étranger, à Veszprem, en Hongrie.

En conversant avec Dylan Nahi ou Mathieu Grébille, Zacharia, lui, a les yeux d'un gamin qu'il est encore, à 13 ans. « Mathieu m'a dit qu'à mon âge, il faut surtout penser à se faire plaisir », confie, entre fierté et timidité, l'ailier gauche du club de Montreuil (Seine-Saint-Denis), auteur d'un séjour express, de cinq jours, pour ne pas manquer trop l'école.

C'est sous les applaudissements des fans que les joueurs quittent la salle pour monter dans leur car direction l'hôtel. Prochain rendez-vous, dimanche soir dans les tribunes de la Tauron Arena.

lire aussi : Toute l'actualité du handball