Les Bleus ne devraient pas souffrir de la chaleur contre l'Australie

Le staff des Bleus veille à préserver la santé des joueurs face à la chaleur. (F. Faugère/L'Équipe)

À l'heure où joueront les Bleus lors de ce premier tour, ils ne devraient pas souffrir des conditions climatiques, très clémentes en soirée. Ce ne sera pas, en tous cas, un enjeu majeur contre l'Australie demain.

Ce n'est pas une invitée surprise mais la chaleur est bien là, à Doha, pour ceux qui se lèvent tôt ou se couchent tard. Il faut donc quelque part être matinal pour en mesurer les effets, quand le soleil tape fort et l'ombre se fait rare. Mais la nuit tombe vers 16 h 30 et c'est une bénédiction pour l'équipe de France qui jouera ses trois matches du premier tour à 22 heures mardi contre l'Australie, 19 heures contre le Danemark samedi et 18 heures face à la Tunisie, le mardi 26, en heure locale. Les joueurs ne devraient pas trop en souffrir.

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Dimanche par exemple à 22 heures, dans la capitale, le thermomètre affichait 22 degrés - 23 en ressenti à cause de l'humidité (66 %) - et un vent à 22 km/h presque aussi rafraîchissant qu'une clim, surtout quand on s'approche de la mer. Depuis l'arrivée des joueurs, mercredi, les températures ont baissé. Mais cela dépend aussi du ressenti de chacun. Alors qu'Olivier Giroud et Aurélien Tchouaméni n'étaient pas d'accord entre eux jeudi, Youssouf Fofana s'est rangé plutôt du côté de l'attaquant samedi en conférence de presse : « Il fait vraiment chaud même quand le soleil se couche, je vous assure. »

C'était déjà beaucoup moins évident dimanche, où on aurait presque supporté une petite laine, tard dans la soirée. « Ce ne sont pas des conditions exceptionnelles, explique Christophe Geoffroy, le kiné des Bleus. Les Coupes du monde au Mexique en 86 et aux Etats Unis en 94 avaient laissé beaucoup de traces sur les organismes, jusqu'à 4 à 5 kg perdus par match pour certains joueurs. »

Sans remonter aussi loin, le Hongrie-France du dernier Euro (0-0), disputé sous 37 degrés, avait laissé des traces. Les pauses fraîcheur, pour s'hydrater quand la température dépasse les 32 degrés, devraient se faire beaucoup plus rares qu'à Budapest au mois de juin 2021. Dans cet environnement, la climatisation, omniprésente dans les hôtels et dans les stades, peut être un faux ami.

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Dimanche, les souffleries étaient éteintes lors de l'entraînement des Bleus au stade Jassim-Ben-Hamad de Doha. « Les clims et les "chaud/froid" sont agressifs pour l'organisme et potentiellement favorisent les problèmes ORL et bronchopulmonaires », indique Franck Le Gall, le médecin de l'équipe de France. La consigne est donnée de les supprimer si possible ou de les mettre au plus bas pour éviter de passer d'un bain de soleil à un congélateur en rentrant dans un vestiaire ou l'hôtel. » Avec tous les forfaits qui sont tombés sur la tête des Bleus depuis quelques semaines, il ne manquerait plus que ceux qui restent attrapent un rhume.