Les Bleus peuvent oublier les amicaux de cet été car l'Italie a bien changé

Terry Tarpey devant Amedeo Della Valle lors de la victoire des Bleues face à l'Italie (94-63) en préparation à la Sud de France Arena. (S. Thomas/L'Équipe)

Les Bleus ont suivi de près l'exploit des Italiens contre la Serbie dimanche et sont unanimes avant le quart de mercredi : ce n'est plus la même équipe que celle battue deux fois au mois d'août avant l'Euro.

Au coeur du Grand Hôtel Esplanade, quelques kilomètres à l'ouest du défunt mur de Berlin, la salle vidéo des Bleus s'est transformée en quartier général dimanche soir pour observer le futur adversaire en quarts de finale de l'Euro. Amputés de quelques joueurs comme Rudy Gobert, en interview, et Terry Tarpey, en famille, les Bleus ont assisté à l'exploit italien contre la Serbie (94-86), synonyme de retrouvailles avec les Azzurri demain (17 h 15), dans un costume de favori.

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« On a aussi vu Grèce-République tchèque (94-88, victoire difficile des Grecs) et on voit bien qu'être favori, ça ne veut plus rien dire sur ces matches couperets quand on regarde comment l'Italie a totalement fait déjouer les Serbes », rétorque Andrew Albicy. Blessé à une cuisse, le meneur de Gran Canaria était absent lors des deux matches de préparation face aux Italiens. Deux victoires : un succès étriqué à Bologne (77-78, a.p.), le 12 août et une balade à Montpellier (100-68), le 16 août. « Tout ça, c'est du passé. L'Italie n'est plus la même équipe, ils sont ultra-confiants et après leur victoire, ils ont la tête dans les nuages », image l'ailier-fort Guerschon Yabusele.

Les Bleus se doivent de limiter leurs pertes de balle

Après l'entraînement hier, les vice-champions olympiques ont martelé leur mot d'ordre : casser l'euphorie adverse. Une mission impossible si les Bleus ne limitent pas leurs pertes de balle (21 contre la Turquie !). Pour l'ancrer dans l'esprit des joueurs, Vincent Collet et son staff ont instauré une règle supplémentaire lors des oppositions. « À chaque perte de balle, l'équipe responsable perd un point », sourit Yabusele, qui a égaré le dernier ballon de l'entraînement : une passe à rebond interceptée après un drive bien contenu.

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L'action a servi à Collet pour implorer ses hommes de ne pas « tenter des choses impossibles ». Mais elle a aussi permis d'admirer l'explosivité retrouvée de Yabusele. Ménagé face aux Slovènes (82-88) après une alerte à la cuisse, l'ailier-fort du Real Madrid a retrouvé le terrain contre la Turquie. « Du point de vue physique, tout va bien », assure « l'Ours ». Comment interpréter sa sortie - définitive - à trois minutes de la fin du troisième quart-temps face aux Turcs ? « Je pense que c'était un choix du coach », indique Yabusele, alors remplacé par Amath Mbaye qui avait lancé la révolte tricolore sitôt entré en jeu.

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