Des Bleus en reconquête aux Mondiaux de Liverpool

Benjamin Osberger a le potentiel pour s'inviter dans une finale mondiale cette semaine. (E. Garnier/L'Équipe)

En pleine reconstruction, le collectif masculin souhaite juste se montrer, avant d'oser redevenir ambitieux.

Rêver trop serait illusoire. Depuis le traumatisme de la non-qualification par équipe pour les Jeux de Tokyo, ce qui n'était plus arrivé depuis trente ans, les Français sont engagés dans une restructuration totale. Un an après l'arrivée de Vitali Marinitch, l'ancien grand champion ukrainien qui a longtemps oeuvré aux États-Unis, les Bleus ont été réunis à l'Insep pour profiter de son expertise, créer un élan, une émulation au quotidien, en même temps qu'une cohésion essentielle au défi affiché : obtenir que le collectif dispute les Jeux Olympiques de Paris en 2024. Tout se jouera l'an prochain, lors des Mondiaux à Anvers (Belgique, 30 septembre-8 octobre), mais il convient déjà de se montrer.


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Des volumes d'entraînement qui ont quasiment doublé

À Liverpool, l'équipe risque d'être encore trop tendre, même si l'on peut envisager que Benjamin Osberger, quatrième aux arçons lors de ses premiers Championnats d'Europe cet été, puis médaillé de bronze au sol le mois dernier lors des Internationaux de France à l'AccorArena, a le potentiel de s'inviter dans une finale mondiale. Même chose pour Léo Saladino au saut ou Cameron-Lie Bernard aux barres parallèles. Mais il convient aussi de rappeler qu'il faudra encore densifier les programmes techniques, les stabiliser pour redevenir vraiment ambitieux. Cela passera par des stages, comme celui de janvier en Martinique, des échanges avec des équipes étrangères, avec les Allemands de Valeri Belenki en février à Kienbaum, puis à Montceau, avec les Turcs à Mersin, juste avant les Championnats d'Europe d'Antalya mi-avril.

Mais il suffit déjà de se glisser dans la salle de l'Insep pour mesurer les changements. L'ambiance est bonne, mais elle est surtout redevenue studieuse, avec des volumes d'entraînement qui ont quasiment doublé. Et personne ne rechigne. « Il y a une adhésion au projet grâce au management de Vitali, devine Laurent Barbieri, le directeur du haut niveau. Il apporte une plus-value plurielle avec sa formation et son passé soviétiques, avec le pragmatisme anglo-saxon qu'il a développé aux États-Unis. Il en faut beaucoup pour le déstabiliser, il relativise sans aucun état d'âme. »


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