BMX freestyle - Mondiaux - Mondiaux de BMX freestyle à Montpellier : ultime chance olympique pour les Bleues

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L'équipe de France de BMX freestyle débute les Championnats du monde ce samedi à Montpellier. Côté park, discipline olympique, l'enjeu est de performer pour qualifier une Française aux JO de Tokyo. En flat, Matthias Dandois reste le grand favori pour le titre mondial.

Cette semaine, l'équipe de France a partagé des entraînements avec les Australiens et les Américains, les rois de la discipline. Parfait pour retrouver l'adrénaline du plus haut niveau mondial. Ces Championnats du monde de BMX freestyle à Montpellier (park, discipline olympique, et flat) marquent le retour des compétitions mondiales, après un an et demi de perturbations à cause de la pandémie.

L'enjeu : qualifier une Française aux JO
Si l'équipe de France masculine a déjà qualifié un rider bleu à Tokyo en BMX freestyle park, les Bleues peuvent encore rêver des JO. Pour décrocher une place, attribuée selon le ranking mondial, il faudra au moins aller en finale, et attendre de voir les performances des autres nations. « Je suis un peu stressée car ça fait longtemps qu'il n'y a pas eu de compétition, mais je suis très motivée, sourit Laury Perez, championne de France et 7e des Mondiaux 2019. Pendant cette année, je me suis beaucoup entraînée, je sens que j'ai progressé. Les JO, c'est un rêve. Il faut d'abord penser à donner le meilleur de nous-mêmes, et le résultat suivra. »

Ne pas prendre trop de risque
Le BMX freestyle park fera donc son entrée aux JO cet été à Tokyo, et avec (au moins) un Tricolore. Chez les hommes, la France est déjà qualifiée, grâce à la performance d'Anthony Jeanjean aux Mondiaux 2019. Le champion d'Europe et multiple champion de France est leader du clan bleu, mais n'est pas encore officiellement annoncé comme le rider olympien. La Fédération française annoncera le nom du représentant français mi-juin.

« L'objectif est de performer sans se blesser, explique Guimez. Le maître mot est de prendre le moins de risque possible. Plutôt que de rouler à 100 %, on va leur demander de garder une réserve pour ne pas se faire mal, car le plus important, c'est la compétition d'après, cet été, aux JO. On ne va pas forcément montrer les dernières nouveautés (en tricks), mais je tiens à ce qu'ils roulent à un très bon niveau. Ces Mondiaux peuvent permettre de prendre de la confiance avant les JO. »

Jouer à la maison
Montpellier a l'habitude de réunir la crème des sports extrêmes. Pas de mythique FISE (Festival international des sports extrêmes) cette année en mai à cause de la crise sanitaire, mais le groupe organise donc, avec l'UCI, ces Mondiaux. Un avantage pour les Français. « On est habitués aux grands déplacements, là être à la maison, ça fait bizarre car on reste un peu dans notre quotidien, mais on a l'avantage de ne pas souffrir du décalage horaire, apprécie Patrick Guimez, entraîneur des Bleus. En plus, on a pu s'entraîner chez nous, à Montpellier, alors que parfois, en compétition, on ne fait rien pendant 5 ou 6 jours en attendant les trainings sur place. »

Les Bleus favoris en flat
À côté du park (des figures dans un skatepark), les spécialistes du flat (des figures sur du plat) se retrouvent également à Montpellier. En 2019, le Tchèque Dominik Nekolný s'est offert le titre mondial, devant le Français Matthias Dandois. Privé de compétition pendant 1 an et demi, l'octuple champion du monde de la discipline arrive à Montpellier avec une envie décuplée. Ce vendredi, il est d'ailleurs, avec Alex Jumelin, aux Championnats d'Europe en Allemagne. De quoi se mettre en jambes avant le rendez-vous mondial.