Un bonnet phrygien pour mascotte de Paris 2024

Les phryges olympique et paralympique, mascottes des Jeux de Paris 2024 (Paris 2024)

Paris 2024 a dévoilé, ce lundi, les mascottes olympique et paralympique des Jeux parisiens sous les traits de bonnets phrygiens, symboles de liberté, sur deux pieds et un pied-une lame.

Après les Schtroumpfs bleus, les Minions jaunes, voici les Phryges rouges. Ne cherchez pas, le mot a été inventé de toutes pièces par Paris 2024 qui a présenté, lundi sous ce vocabulaire, les deux mascottes olympique et paralympique. Ce ne sont pas des animaux comme 65 % des mascottes des Jeux - parce qu'il faut toujours « casser les codes » selon le mantra de Tony Estanguet, patron du comité d'organisation -, mais des bonnets phrygiens, symboles de liberté. L'idée a été proposée par W & Cie, l'une des nombreuses agences sollicitées, avant d'être creusée avec les équipes de Paris 2024 pour aboutir à la version définitive.

« Faire une mascotte pour faire une mascotte n'apporte rien », explique Julie Matikhine, directrice de la marque de Paris 2024 en soulignant que le comité était même prêt à ne pas en faire. « Plutôt que de chercher un animal totem, on voulait qu'elles (les mascottes) incarnent l'esprit français, portent un idéal et, à travers lui, transmettent les valeurs de notre pays, une part de notre histoire », poursuit Julie Matikhine. Elle précise que le bonnet de Marianne a été présenté à de nombreux jeunes âgés de 6 à 14 ans qui l'ont identifié comme l'un des symboles de la République.

Paris 2024 a donc inventé autour de son duo de mascottes une série de personnages qui appartiennent à la même génération des phryges et ont pour mission d'inciter les Français à faire du sport. Dans sa version olympique, la peluche est trapue et plus petite que sa jumelle paralympique, qui porte une lame à la jambe droite, et se révèle plus grande et élancée. Mais la direction de la marque de Paris est allée bien plus loin en imaginant des caractères différents pour les deux mascottes. Là où la phryge olympique se veut « cérébrale », « grande séductrice » et « pudique » sous ses « manières roublardes », la phryge paralympique est présentée comme une « vraie fêtarde », « spontanée » et « un peu tête brûlée ».

Un enjeu économiqueLes PME françaises Gipsy et Doudou & Compagnie ont été choisies pour fabriquer les peluches en Asie mais Doudou & Compagnie va agrandir son usine en Bretagne afin d'assurer 15 % de sa production en France. Les mascottes sont en vente chez Carrefour, partenaire premium de Paris 2024, ainsi que dans plusieurs chaînes de magasins de jouets, les boutiques souvenirs des aéroports, la boutique en ligne de Paris 2024 ainsi que la première boutique officielle inaugurée mardi dans le quartier des Halles à Paris. À partir de l'été 2023, les peluches et leurs dérivés seront également disponibles chez Décathlon, partenaire officiel de Paris 2024, et dans les nombreuses boutiques officielles qui fleuriront.

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Outre l'attrait des jeunes et des moins jeunes, l'enjeu de la mascotte est aussi économique pour le comité d'organisation des Jeux qui espère écouler plus de deux millions d'exemplaires, comme nous l'annonçait Édouard Bardon, directeur délégué licensing de Paris 2024, en octobre 2021. C'est le double des mascottes Wenlock et Mandeville vendues pour les Jeux de Londres 2012 ou encore de Vinicius et Tom qui leur ont succédé pour ceux de Rio 2016. Le comité Paris 2024 promet de veiller aux réassorts réguliers pour ne pas se retrouver, comme le comité d'organisation des Jeux d'hiver de Pékin, face à une rupture de stock de son panda Bing Dwen Dwen bien avant la fin des épreuves.