Boris Palu (Racing 92) : « Contre Bordeaux, on aura affaire à un gros défi devant »

Boris Palu ballon en main. (S. Mantey/L'Équipe)

Le deuxième-ligne Boris Palu a aimé la solidité du pack du Racing pour assurer la qualification contre Toulon. Et pense qu'il en faudra encore plus, dimanche soir (21h05) pour le barrage à Bordeaux.

« Êtes-vous d'accord pour dire que la victoire contre Toulon (21-16) lors de la dernière journée a doublement fait du bien à votre équipe ? Il y a le soulagement de s'être qualifié pour la phase finale et aussi le contenu de la performance, notamment devant, notamment en seconde mi-temps...
Oui, elle a fait du bien. C'est vrai que le contenu, contre une grosse équipe de Toulon qui a mis beaucoup d'intensité et d'agressivité, est intéressant pour nous. On a répondu présent dans le jeu d'avants. Mais il n'y avait pas le choix : il fallait qu'on gagne dimanche dernier. On en avait parlé toute la semaine : on ne voulait pas être la « génération » du Racing qui ne se qualifie pas pour la première fois depuis la remontée en 2009. Le Top 6, c'est bien mais c'est le minimum.

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Sentez-vous l'équipe plus libérée ?
Un peu plus, forcément. Je nous trouve sereins devant. Il faut être clair : le match contre Toulon, on le gagne sur la mêlée et les ballons portés, qui nous ont procuré des pénalités importantes. On sait que contre Bordeaux, on aura aussi affaire à un gros défi là-dessus. Encore plus dur je pense.

« Oui, il y a des envolées mais l'UBB, c'est d'abord du combat devant, de la mêlée, des gros plaquages... »

Cette semaine, le manager de l'UBB Christophe Urios disait s'attendre de la part du Racing à de la défense, de l'occupation, de la conquête ; bref, tout ce qui a fonctionné quand vous avez gagné à Chaban les deux dernières fois en Top 14 (en décembre 2020, 12-17, et en février 2022, 13-16). Il laisse entendre que vous allez laisser la conduite du jeu à Bordeaux...
Nos deux dernières victoires à Bordeaux, c'était sous la pluie. Personne n'a envie de s'exposer, à l'extérieur, quand il pleut des cordes. Ce n'était pas à nous de relancer ou de prendre des risques. On était resté sur un jeu très très simple. Mais l'UBB s'appuie aussi beaucoup sur ce jeu. Oui, il y a des envolées mais l'UBB, c'est d'abord du combat devant, de la mêlée, des gros plaquages... J'espère que la « tradition » qui veut qu'on gagne chez eux et qu'ils gagnent chez nous va se poursuivre pour quelques jours au moins (sourire). Cette saison, c'est bizarre. Je trouve qu'on a gagné des matches qu'on aurait perdus auparavant. Mais qu'on a été plus inconstants.

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Dans le combat, l'apport du deuxième-ligne namibien Anton Bresler, arrivé cet hiver en tant que joker médical, n'est pas anodin...
Déjà, Anton, c'est un super mec. Qui a tout de suite tout fait pour s'intégrer rapidement, en demandant qu'on lui traduise les blagues en français. Il a voulu comprendre les petits mots, parler la langue. Il a un super état d'esprit. Dans le jeu, il apporte de la rudesse, de la discipline. Il plaque fort. On a besoin d'un joueur comme ça dans une équipe. C'est pour cela qu'il va rester avec nous la saison prochaine.

Et sa coiffure mulet ?
Avec Anton, on est d'accord sur tout sauf sur sa coupe de cheveux (rire). Aucune chance que j'essaie ça un jour. »

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