Bottas n'a rien vu d'injuste dans la stratégie d'Hamilton à Imola

Fabien Gaillard
·3 min de lecture

, qui occupait la troisième place, d'un allongement de son propre premier relais.

Le Britannique a rapidement gagné du temps sur le duo Bottas-Verstappen jusqu'à avoir suffisamment d'avance pour s'arrêter en ressortant devant son équipier. Finalement, le déploiement d'une Virtual Safety Car, dont le timing a été idéal pour le sextuple Champion, lui a permis d'avoir un matelas confortable de quatre secondes au moment de changer de pneus.

Lire aussi :

Les notes du Grand Prix d'Émilie-Romagne 2020

Cette différentiation stratégique est apparue étonnante aux yeux de certains fans, au vu du refus récent de Mercedes de permettre à Bottas d'utiliser les pneus tendres pour son dernier relais au Portugal. Toutefois, l'écurie allemande a toujours été claire : le pilote Mercedes qui est leader a la priorité sur le premier arrêt, mais le second a la possibilité d'étendre son relais en réponse, à ses risques et périls. Auparavant, cela a par exemple tourné à l'avantage de Hamilton au GP de Grande-Bretagne 2019 ou de Bottas au GP d'Azerbaïdjan 2018.

Le Finlandais a d'ailleurs expliqué que ce qui s'était passé à Imola était tout à fait logique, et que l'équipe avait clairement indiqué que, dans la lutte face à Verstappen, les stratégies pouvaient être différenciées. "Il s'agissait de deux scénarios différents [par rapport au Portugal], je dirais."

"Nous avons étudié les plans le matin [de la course], et ce qui devait se passer si l'un de nous était sous pression et qu'il y avait une possibilité d'undercut de Red Bull. C'était mon cas, donc évidemment il fallait que je réagisse et ça aurait été la même chose si j'avais été dans la position de Lewis, la seule chose que j'aurais voulu faire est d'étendre le relais et de chercher les opportunités. Ça a vraiment payé pour Lewis et, si ça avait été l'inverse, ça aurait été la même chose pour moi."

Lire aussi :

Wolff : Hamilton et moi "n'avons pas terminé" l'aventure

Le temps gagné par Hamilton lors de la fin de son premier relais a été accentué par les dégâts subis par Bottas lorsqu'il a percuté, et conservé dans ses déflecteurs, un débris de la Ferrari de Sebastian Vettel à Tosa dès le deuxième tour de course. Malgré cela, Mercedes a reconnu que les choses auraient pu être très serrées entre les deux équipiers à la sortie des stands.

"[Ça aurait été] extrêmement serré", a déclaré Andrew Shovlin, le directeur de l'ingénierie de piste de la structure de Brackley. "Il y a eu un moment où Lewis avait juste l'écart [nécessaire] mais c'était d'une demi-seconde ou dans ces eaux-là. Mais le problème, c'est que vous le relâchez sur des pneus durs et ils ont un temps de mise en chauffe, et cela veut dire qu'ils coûtent une seconde à une seconde et demie."

"Comme il semblait qu'il allait pouvoir creuser l'écart, nous ne voulions pas vraiment le faire ressortir en pneus froids dans la bataille avec Valtteri et Max s'il pouvait en fait [continuer à] créer l'écart. Donc il allait l'avoir, et évidemment la VSC est sortie, ce qui a rendu la situation bien plus facile pour lui."