Bottas questionne l'absence de drapeau jaune pour le débris Ferrari

Benjamin Vinel
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C'est un débris provenant de la monoplace de Sebastian Vettel qui a coûté à ses chances de victoire au Grand Prix d'Émilie-Romagne. Vettel s'était accroché avec Kevin Magnussen au premier tour, et le leader Bottas, au passage suivant, n'a pu éviter la plaque d'extrémité de l'aileron avant qui s'était détachée de la Ferrari.

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La pièce en question s'est logée dans la zone de déflecteurs de la Mercedes, non sans endommager le fond plat au passage. Cela a coûté au Finlandais 50 points d'appui aérodynamique, l'équivalent théorique de huit dixièmes au tour – même s'il est parvenu à maintenir un rythme efficace pendant une bonne partie de l'épreuve.

"En fait, mes ingénieurs m'ont averti qu'ils voyaient des graviers, peut-être, dans le virage 7 au deuxième tour, car ils voyaient une sorte d'avertissement quelque part", relate Bottas. "Mais il n'y avait pas de drapeau jaune. C'était un gros débris, et je n'ai pas eu assez de temps pour réagir, pour le contourner."

"Je n'ai eu le temps que de décider comment j'allais le percuter, et j'ai décidé d'aller tout droit dessus plutôt qu'avec les pneus. Ce serait bien de mieux comprendre pourquoi rien n'indiquait la présence d'un gros morceau de carbone, car c'est dangereux s'il y a des trucs qui volent. C'est clair que ça ne m'a pas aidé en course."

Bottas n'a finalement pas pu résister à son coéquipier Lewis Hamilton, qui lui a fait l'overcut, ni à la Red Bull de Max Verstappen, qui lui a mis la pression et l'a poussé à la faute. Il a finalement fini deuxième grâce à la crevaison soudain subie par le Néerlandais.