Bourgis, Grougi, Lachuer, un trio qui avance à la tête de Brest

Bruno Grougi à l'entraînement. (Stade Brestois)

En attendant la nomination d'un nouvel entraîneur à Brest, Bruno Grougi, Julien Lachuer et Yvan Bourgis assurent l'intérim pour un troisième match d'affilée et mettent peu à peu leurs idées en place pour relancer l'équipe.

Dans sa quête de maintien, le Stade Brestois a bénéficié jeudi d'un renfort inattendu. Affûté, tenue d'entraînement sur les épaules, Benoît Paire a enchaîné les volées du (pied) gauche - avec une étonnante justesse - sous les cris de surprise des joueurs. On ne sait pas si le tennisman, éliminé sur blessure en 8es de finale de l'Open de Brest cette semaine, se voit un avenir dans le foot, mais il a eu le mérite d'apporter un peu plus de vie au sein d'un groupe en reconstruction.


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Ça tombe bien, puisque c'est l'un des axes que se sont fixé Bruno Grougi, Julien Lachuer et Yvan Bourgis, les trois hommes désignés par la direction du club pour assurer l'intérim depuis la mise à pied de Michel Der Zakarian, le 11 octobre.


Rebooster les joueurs

Depuis trois semaines, l'entraîneur de la réserve (N3), le coach des gardiens des pros et le préparateur physique travaillent au jour le jour. Ils devraient conserver leur rôle jusqu'à la trêve de la Coupe du monde (20 novembre-18 décembre) et, dans ce contexte, leur priorité est de rappeler aux joueurs, qui restaient sur sept matches sans victoire (2 nuls, 5 défaites) avant le début de leur intérim, « qu'ils avaient des qualités ». « Nous, on est là pour les aider, réinsuffler de la confiance », explique Lachuer (45 ans), en poste à Brest depuis 2010. Pour cela, le triumvirat a multiplié les échanges, collectifs ou individuels, afin de « concerner tout le monde ». Sur les deux matches qu'ils ont dirigés (1-4 contre Nantes le 16 octobre, 3-1 contre Clermont le 23), ils ont tenté de répartir les temps de jeu et ont même entériné une rotation des gardiens remplaçants, Joaquin Blazquez et Grégoire Coudert, sur le banc.


Les responsabiliser

Contre Nantes et Clermont, les Bretons ont tenté. De jouer, de se procurer des occasions, avec plus de réussite que ce qu'ils avaient connu jusque-là. « On voulait responsabiliser les joueurs sur nos choix, mis en place parce qu'on estime qu'ils leur correspondent », explique Grougi, l'ex-coqueluche du club (2009-2018).


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« On connaît les enjeux : on nous a assez rabâché les quatre descentes, la mauvaise situation du club (17e), enchaîne Lachuer. Nous, on ne leur a parlé que de jeu. » Et cela a contribué à relancer quelques éléments clés, comme Romain Del Castillo et Franck Honorat, décevant sous Der Zakarian.


Les voir performer en 4-3-3

Le trio de coaches a fait quelques choix forts, comme placer Pierre Lees-Melou en meneur reculé du nouveau 4-3-3 - « le milieu à trois nous semblait le plus juste », glisse Lachuer. Devant, Islam Slimani est moins contraint de décrocher et, derrière, Lilian Brassier a été recentré en axial gauche, montrant une belle entente avec Brendan Chardonnet à Clermont. Il y aura peut-être d'autres nouveautés, cet après-midi, contre Reims. Qui doivent répondre à des problématiques immédiates uniquement, puisque le trio compte bien retrouver ses fonctions premières à l'issue de son intérim.