Boxe : l'entraîneur Houari Amri est mort

Après s'être côtoyés dans les salles de boxe dès les années 1970, Houari Amri (à gauche) et Louis Acariès se sont retrouvés dans les stades. (P. Lahalle/L'Équipe)

Houari Amri, qui avait fait de Jean-Baptiste Mendy le champion WBC et WBA des légers, est mort à 67 ans d'un cancer, lundi à Oran (Algérie). Il avait aussi été préparateur physique en charge des blessés dans le staff de Vahid Halilhodzic au PSG.

L'entraîneur de boxe Houari Amri est décédé à 67 ans d'un cancer, lundi à Oran (Algérie). « Quand je l'ai appris, souligne Louis Acariès, ex-champion d'Europe des super-welters et moyens, entraîneur et promoteur, j'ai eu beaucoup de peine. J'ai aussitôt appelé son fils, qui était en pleurs. Je lui ai dit que je respectais beaucoup son papa, qu'il avait été un grand entraîneur. Il savait parler aux boxeurs. Ce sens de la communication m'a toujours plu. Grâce à la psychologie, plus qu'au physique, il arrivait à faire se surpasser ses boxeurs. C'est merveilleux ce qu'il avait fait pour Jean-Baptiste Mendy. »

Né le 25 mai 1955 à Oran, Amri avait appris le métier d'entraîneur dans la salle de Roger Bensaïd, à Paris, dans les années 1970. « Quand j'emmenais Louis mettre les gants contre des boxeurs de Bensaïd, se souvient son frère Michel Acariès, j'y ai fait la connaissance de Houari. »

Amri se révélait en relançant Mendy qui allait devenir l'une des plus grandes vedettes des années 1990. Après deux défaites en 1988 et 1990, ce dernier rejoignait Amri et allait remporter neuf Championnats d'Europe des légers et surtout devenir champion WBC et WBA. Amri allait être très demandé et entraîner notamment les poids lourds Josué Blocus et Christophe Mendy, le lourd-léger Akim Tafer, le super-plume Bouziane Oudji et le mi-lourd Mehdi Sahnoune.

En charge du rétablissement des blessés dans le staff d'Halilhodzic au PSG

Tout en s'occupant du Marseillais Sahnoune en 2004, qui allait disputer (et perdre) le championnat WBO des mi-lourds, Amri était préparateur physique en charge du rétablissement des blessés dans le staff de Vahid Halilhodzic au PSG. Amri allait ensuite ouvrir un club de boxe à Drancy (Seine-Saint-Denis). « La dernière fois que je l'ai vu, se souvient Michel Acariès, c'était aux obsèques de Jean-Baptiste Mendy, en août 2020. »

Grâce à Amri, la boxe française avait connu l'une de ses plus belles décennies dans les années 1990. L'Equipe présente à sa famille et à ses proches ses condoléances les plus émues.

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