Brésil - Serbie : Pragmatisme européen et folie latine, le cocktail gagnant de la Seleção

FOOTBALL - D’abord en contrôle, le Brésil a fini par enflammer le Lusail Stadium en seconde période

De notre envoyé spécial à Doha,

Dans l’histoire récente des titres mondiaux de la Seleção, disons les deux derniers (1994 et 2002), il a bien sûr été question de génie offensif, mais aussi de pragmatisme tactique. Plus aux Etats-Unis avec un triple pivot légendaire Dunga, Mazinho, Mauro Silva qu’en Corée et au Japon, dont on retiendra quand même le mur défensif infranchissable formé par Roque Junior, Lucio et Edmilson. Mais l’idée est là. Non pas que la Canarinha version Coupe du monde 2022 s’inscrive réellement dans cette lignée, bien qu’elle compte dans ses rangs les besogneux Casemiro et Fred, mais elle a montré face à la Serbie d’encourageantes prédispositions à la solidité.

D’abord dans sa mise en place irréprochable. Un bloc parfaitement dessiné de trois lignes, dont une défense à cinq à la perte de balle (Raphinha dans le rôle de la roue de secours). Le pauvre Mitrovic en fait encore des cauchemars. Exilé en pointe comme Napoléon à Saint-Hélène, l’attaquant de Fulham a terminé la rencontre avec zéro tir. Mieux, la Serbie n’a même pas été fichue de cadrer la moindre frappe au Lusail Stadium. De quoi faire sourire Thiago Silva en zone mixte.

Notre système défensif est très bon, je me retrouve encore à parler de leur entraîneur qui hier, ou avant-hier, je ne me rappelle plus, a demandé : ils jouent avec quatre attaquants, mais est-ce qu’il y a quelqu’un derrière ? Ce n’est pas bien, c’est un manque de respect. Avec Alex Sandro, Marquinhos, Danilo, et surtout Casemiro, nous avons une histoire, il devrait mieux se renseigner avant de parler comme ça. »

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