Breel Embolo (Suisse), après la qualification en huitièmes : « Il fallait calmer le stade »

Breel Embolo, avant-centre de la Suisse, buteur dans la victoire face à la Serbie (3-2), regrette sa première occasion manquée, mais estime que son équipe a montré du caractère pour revenir au score et garder son sang-froid.

« Comment sortez-vous de ce succès qui vous qualifie ?
Avec des émotions positives. C'était un match difficile. Je me procure la première occasion après dix minutes et je dois la marquer. J'attendais que le gardien s'avance. Félicitations à l'équipe. Je suis content pour Shaq (Shaqiri) qui réalise une grosse performance. Et Djibi (Sow) aussi. On a encaissé un but un peu stupide mais ça fait partie de notre jeu de sortir notre balle à terre. C'était dur à ce moment-là. On a subi le jeu de la Serbie pendant dix minutes. Mais la manière avec laquelle on est revenu montre notre caractère.

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On a passé un cap en tant qu'équipe. On est restés calme. Avec tout ce qui s'est dit avant le match et ce qui s'est passé il y a quatre ans... On a gardé notre sang-froid. On savait qu'on était capable de marquer à n'importe quel moment. Et on l'a fait. On aurait pu en marquer quatre ou cinq. Car on a contrôlé la deuxième période et on avait des transitions. Ils n'avaient plus trop de chance. Bon, c'était bien pour les spectateurs de voir cinq buts.

Que s'est-il passé en fin de rencontre entre joueurs ?
Il y a eu des insultes. Ça fait partie du foot. Quand il y a de l'enjeu, de la tension, cela arrive. Ce n'était pas raciste. Juste des injures. Le plus important, c'est qu'on se soit serré la main après la rencontre. Il n'y a pas de problème. On est contents de pouvoir passer. Pour nous et la Suisse. Quand on voit les équipes qui ont eu du mal, je suis quand même fier. On n'est pas rassasiés. On a la dalle.

Vous allez affronter le Portugal en huitièmes de finale ?
On était quand même un peu frustrés de laisser ce match ouvert jusqu'à la 90e minute. Mais on a six points, comme le Brésil. Ça fait la septième ou la huitième fois que l'on joue le Portugal. On sait qu'on peut les gagner mais aussi que si on leur laisse des espaces, ils vont nous faire mal. Rendez-vous dans 4 jours.

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Vous avez été très critique avec vous-même au micro de la télé, en demandant pardon. Pourquoi ?
On voulait bien commencer. Le gardien a été plus malin que moi. Il fallait calmer le stade, il y avait pas mal de supporters serbes. C'est ma responsabilité d'aider l'équipe.

Vous pensiez pouvoir finir premier du groupe ?
On savait que tout pouvait arriver. Quand on voit le groupe de l'Allemagne... Ça changeait toutes les 5 minutes. Félicitations au Cameroun qui a fait un beau parcours. Tous les matches sont difficiles. Quand on voit notre défaite face au Brésil qui n'est pas totalement méritée... On peut nous tirer les oreilles. Mais il y a aussi plus que du positif. »

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