Brest - PSG (1-2) : les notes des Parisiens

Ambre GodillonJournaliste Yahoo Sport

Auteurs d’un match sans grand relief, les joueurs du PSG ont toutefois réussi à s’imposer du côté de Brest, portés par les statistiques hallucinantes de Di Maria et Icardi. Zoom sur les performances individuelles.


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Sergio Rico (5) :  Arrivé cet été dans un rôle de doublure, l’Espagnol a été lancé dans le grand bain suite à la blessure à l’échauffement de Navas. Une première sortie aérienne autoritaire sur une frappe sèche d’Autret (13e) et un gros risque sur une sortie prématurée, heureusement mal négociée par les Bretons (22e). Puis il faut reconnaître qu’il a bien géré ses interventions, à l’image de cette bonne claquette de la main gauche sur un centre-tir vicieux de Perraud (34e), ou de cette frappe lointaine parfaitement repoussée (63e). Lâché par sa défense, il encaisse un but pour sa première (72e). 

Colin Dagba (5) : Parfois sur la retenue sur certains matches, on l’a senti déterminé à prendre plus d’initiatives ce samedi. Un constat visible dans sa disponibilité offensive, ses courses, sa volonté de combiner avec Sarabia ou de centrer pour Di Maria, et même dans ses dribbles. Dommage, il plombe son match sur le but Brestois, où il se fait totalement enrhumer par Yoann Court (72e).

Thiago Silva (5) : Orphelin de ses lieutenants en défense, le capitaine a parfois vacillé. Trop court sur un coup-franc en début de match (2e), peu inspiré sur une relance qui a offert une bonne position de frappe à Court (5e), le Brésilien a mis du temps à entrer dans son match. Tant bien que mal, il a tenté de tenir la barre dans une première demi-heure où les vents étaient contraires. Son plongeon pour se sacrifier sur un missile d’Autret (42e) ou son retourné après le repos (47e) racontent son match. Impuissant sur le but brestois de Grandsir, où il est abandonné face à deux joueurs après avoir mal lu l’ouverture de Charbonnier. Plus vaillant que brillant, aujourd’hui.

Abdou Diallo (4) : Dans un match particulier où il affrontait son frère, l’ancien défenseur de Dortmund est passé par plusieurs phases. Une première période compliquée, où il a eu du mal à se situer, a été battu dans les airs d’entrée de jeu sur plusieurs coup-francs (2e, 21e) - dont un qu’il avait lui-même provoqué… Il a aussi laissé Kurzawa dangereusement seul sur une grosse occasion de Charbonnier, qui a eu tout le loisir d’armer sa frappe (24e). Et si le gaucher commençait à montrer un visage plus conquérant après le repos, à l’image de ce joli geste défensif qui annihile une situation brestoise (50e), il a laissé complètement tomber Silva sur le contre de l’égalisation Brestoise (72e).

Layvin Kurzawa (4) : On sent que le latéral gauche est bien dans le creux de la vague. Malgré une envie de se montrer et de proposer offensivement, il a parfois erré assez haut sans grandes idées et avec beaucoup de déchet (13 ballons perdus en première mi-temps). À sa charge, il ne prend pas l’information sur une action où il laisse Charbonnier complètement seul dans son dos (24e) - une frappe heureusement sans conséquence. Auteur d’un tir trop mou sur un service de Di Maria (60e).

Marco Verratti (6) : Comme toujours, une entame marquée par du déchet et une relance dangereuse, avant une montée en puissance attendue. Car quand le collectif tangue, c’est encore le petit hibou qui émerge par son activité, la propreté de son jeu et sa clairvoyance. Interceptions, récupérations, tacles à gogo, et les habituels bla-bla à l’arbitre. Visiblement touché, il a demandé à sortir. Remplacé par Marquinhos (79e).

Idrissa Gueye (6) : Repositionné en sentinelle pour laisser Marquinhos au repos, l’international Sénégalais a livré un match sans fioriture, se contentant de colmater les brèches. Alors oui, physiquement, il traverse une période moins clinquante qu’à ses débuts, c’est indéniable. Mais il a été extrêmement actif pour remettre le pied sur le ballon, à l’image de ses 11 ballons récupérés rien qu’en première mi-temps. Une copie très sérieuse.

Julian Draxler (5) :  Pour sa première titularisation de la saison, Draxler a fait du Draxler, oscillant entre une facilité certaine et une forme de nonchalance. Alors pour faire pencher la balance du bon côté, il a distillé cet amour de passe en profondeur pour Di Maria sur l’ouverture du score (39e). Beaucoup moins à son aise quand son équipe n’avait pas le ballon. Mais un match de reprise plutôt encourageant.

Pablo Sarabia (5) : Dans la lignée de ses précédentes apparitions, Sarabia n’a cessé de se remuer pour mieux proposer, sans être toujours parfait dans le dernier geste, comme sur ce bel enchaînement conclu par une frappe dans un angle fermée (11e), ou cette frappe enroulée bien détournée par Larsonneur (20e). Impliqué sur le premier but avec une première relance qui amène la remontée du ballon vers Draxler (39e), l’ancien Sévillan avait des fourmis dans les jambes. Remplacé par Choupo-Moting (79e).

Edinson Cavani (4) : Pour sa première titularisation depuis plus de deux mois, Cavani avait l’envie de bien faire, de trop faire. Auteur d’un précieux sauvetage sur un coup-franc dangereux qui a évité à Rico un but d’entrée (2e), le Matador a rappelé à quel point son implication était visible dans toutes les zones du terrain. Mais on l’attendait évidemment devant, où sa détermination a été palpable, mais où ses appels, ses mouvements et même ses tentatives de remises ont été stériles. Le destin a été cruel. Remplacé par Icardi (79e), qui a endossé le costume du sauveur, encore (1-2, 85e).

Angel Di Maria (6) : Quand certains cadres de Tuchel soufflent, ce n’est pas son cas, et l’Argentin avait les jambes lourdes. Mais au final, c’est encore lui qui a mis son équipe sur les bons rails, d’un piqué qu’il maîtrise si bien, en fin de première période (0-1, 39e). Avant et après ça, il s’est essayé de nombreuses fois (5 tirs), sans précision. Il a aussi beaucoup cherché Cavani en première intention, avec l’idée d’optimiser une connexion créée il y a quelques années. Le facteur X de ce PSG version 2019-20.

Thomas Tuchel (6) :  Face à un Dall’Oglio qui portait encore les stigmates d’une raclée face aux Parisiens, Tuchel a encore remodelé son onze. En face, les Brestois voulaient tenir le rythme, avec la même ambition dans le jeu que les Dijonnais, mais Paris avait décidé de mettre davantage d’intensité que face aux Bourguignons. Privé de nombreux cadres, dans un système qu’il avait délaissé (un 4-2-3-1), l’Allemand a vu son équipe mener sans briller, avant une égalisation évitable. Pour corriger, l’Allemand a fait entrer Marquinhos et surtout Icardi dans le dernier quart d’heure. Un choix payant avec ce nouveau but libérateur de l’Argentin.

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