Brigitte Henriques, présidente du CNOSF, appelle au rassemblement du mouvement sportif

Brigitte Henriques, présidente du Comité national olympique et sportif français. (E. Garnier/L'Équipe)

Brigitte Henriques, présidente du CNOSF, a écrit aux présidents de fédération et administrateurs du comité pour s'expliquer et appeler au rassemblement du mouvement sportif.

À la veille de participer au conseil olympique et paralympique, jeudi matin à l'Élysée, Brigitte Henriques a envoyé un mail à l'ensemble des présidents de fédérations et administrateurs du CNOSF. Énième épisode de la crise qui secoue le mouvement olympique depuis la révocation du secrétaire général Didier Séminet, le 12 septembre, à la demande de la présidente et à l'issue d'un vote du conseil d'administration.

« À moins de deux ans des Jeux Olympiques et Paralympiques en France, la situation n'était pas tenable et n'aurait pas permis de remplir nos engagements pris dans le cadre du programme politique du CNOSF. J'ai également rappelé les démarches entreprises depuis de nombreux mois pour trouver des solutions qui sont restées sans succès », écrit l'ancienne footballeuse professionnelle qui dit comprendre « l'émoi suscité par cette décision ».

Brigitte Henriques au sujet de l'affaire de violences sexuelles à la Fédération française de football

« Je ne peux que regretter, une nouvelle fois, les campagnes médiatiques et de désinformation qui ont vocation à discréditer mon action et celle de l'équipe »

« Il est dorénavant essentiel de retrouver un climat apaisé avant de nous rassembler autour de projets au bénéfice des membres du CNOSF et des territoires et d'aborder le prochain Conseil d'administration de façon sereine et constructive », poursuit la présidente du mouvement olympique en annonçant qu'il aura lieu le 12 octobre prochain à 9 heures et sera précédé par un bureau le 6 à 18h30. Elle ne précise pas, en revanche, si c'est lors de ce prochain conseil que sera désigné le ou la future secrétaire générale.

Au-delà de la crise de gouvernance du CNOSF, la présidente évoque également l'affaire de violences sexuelles à la Fédération française de football dont elle était vice-présidente avant de succéder à Denis Masseglia le 29 juin 2021. « Je ne peux que regretter, une nouvelle fois, les campagnes médiatiques et de désinformation qui ont vocation à discréditer mon action et celle de l'équipe, et in fine celle l'institution, ce qui m'est totalement insupportable. C'est dans ce contexte émotionnel exacerbé, - concomitance qui interroge nécessairement -, que certains ont cru bon de m'attaquer suite aux allégations de Monsieur Romain Molina concernant la Fédération Française de Football et le sujet des violences sexuelles dans le cadre de la campagne pour les élections de 2021 », écrit-elle.

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Brigitte Henriques avance ensuite plusieurs arguments pour « la bonne connaissance » des administrateurs du CNOSF : « La seule affaire, parmi celles citées par Monsieur Molina, dans laquelle mon nom apparaît, a donné lieu à une procédure disciplinaire interne ainsi qu'à une enquête pénale sur saisine du procureur de la République par le Président de la Fédération française de football. Cette enquête pénale, conduite en 2013 pour des faits qui auraient eu lieu en 2004 et 2005, s'est soldée par un classement sans suite ».

Elle conclut sur le besoin de resserrer les rangs et appelle au « rassemblement » [...] C'est ma priorité afin de permettre au CNOSF de remplir pleinement sa mission : accompagner ses membres et les territoires pour développer la pratique des activités physiques et sportives de nos concitoyens, et faire de la France une Nation sportive ». La présidente aura certainement l'occasion d'en parler ce jeudi avec le président Macron ou encore la ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques Amélie Oudéa-Castéra, en marge de la réunion à l'Élysée.