Brigitte Henriques (présidente du CNOSF) sur le fiasco de la finale de Ligue des champions : « J'ai vu des enfants qui pleuraient »

Brigitte Henriques, présidente du Comité national olympique et sportif français, au Stade de France. (L'Équipe)

Brigitte Henriques, présidente du CNOSF, est revenue, jeudi, sur le chaos de la finale de la Ligue des champions, à laquelle elle a assisté samedi dernier au Stade de France.

Après quelques jongles et des échanges avec les jeunes en service civique mobilisés pour les Jeux olympiques et paralympiques, jeudi sur les terrains de foot à 5 du Five situé dans le 18e arrondissement parisien, Brigitte Henriques a rembobiné sa soirée de samedi dernier au Stade de France où elle a assisté à la finale de Ligue des champions.

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« Je suis arrivée très très tôt car je sais que quand on a des matches comme ça, c'est important d'arriver tôt car la circulation est beaucoup plus dense. Je savais qu'il y avait la grève de RER (B) donc je n'y allais pas en transport en commun. Je n'ai su que quand on a parlé du retard de 36 minutes que c'était très compliqué aux abords du stade », a expliqué la présidente du CNOSF (Comité national olympique et sportif français).

Brigitte Henriques

« Ce que je peux dire, par rapport à cela, est que je suis très triste. Évidemment que cette fête a été gâchée »

« Ce que je peux dire, par rapport à cela, est que je suis très triste. Évidemment que cette fête a été gâchée par ces incidents qui ont pu se passer, par le fait qu'il y a eu des dysfonctionnements. Après, vous savez que quand c'est une co-organisation comme c'était le cas là, il y a besoin de voir tout ce qui n'a pas fonctionné et d'aller très précisément dans ce qui n'a pas fonctionné », a-t-elle poursuivi avant d'évoquer le « phénomène nouveau » du nombre de faux billets.

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« C'est quelque chose d'inédit d'avoir autant de monde aux abords du stade avec des faux billets. Ce sont des choses qui existent mais dans ces proportions-là, c'est un phénomène nouveau ». La présidente du CNOSF a exprimé sa compassion pour « le peuple anglais, les clubs de supporters de Liverpool qui nous font tant vibrer à l'intérieur du stade quand ils chantent... ».

Brigitte Henriques

« J'ai été profondément touchée et on va en tirer toutes les conséquences pour les prochains événements. »

Elle n'a pas caché son émotion à l'évocation des images qui lui restent en mémoire. « Moi aussi, j'ai vu des enfants qui pleuraient, j'ai moi-même reçu un peu de gaz lacrymogène parce que les flux, pour pouvoir sortir, étaient intermittents et c'était un des seuls moyens qui avaient été trouvés pour ne pas que les gens se poussent et se piétinent. J'ai été profondément touchée et on va en tirer toutes les conséquences pour les prochains événements et j'espère que nos amis Anglais ne retiendront pas que cette image de cette organisation, qui a été à des endroits, et que l'on va bien analyser, défaillante. J'ai vraiment une pensée pour ces petits enfants qui étaient effrayés. J'espère que l'on reviendra vite dans ce qu'est le foot et la fête et pas dans ces débordements qu'il peut y avoir », a-t-elle expliqué.

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L'ancienne internationale n'a pas manqué de faire le parallèle avec l'Euro 2016 de foot organisé dans l'Hexagone. « J'étais au Stade de France le 13 novembre (2015) quand il y a eu les attentats et c'était la période où on devait organiser l'Euro 2016 ; je me rappelle car vraiment cela m'a marquée. Je me souviens de Jacques Lambert (directeur général du comité d'organisation) qui vient parler à notre Assemblée générale de 2015 juste après cela. On est dans un contexte où on a peur de la manière dont on va pouvoir organiser l'Euro 2016. Et finalement toute la sécurité a été revue de A à Z. Il y a évidemment des moyens qui ont été mis de manière supplémentaire et tout s'est très bien passé ».

Confiante pour les JO 2024

Brigitte Henriques reste ainsi confiante pour les prochains Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 et en particulier la cérémonie d'ouverture sur la Seine. « J'ai aussi le souvenir des Jeux olympiques de Londres où c'est pareil, la sécurité avait été augmentée, des moyens trouvés et des solutions. Je sais que les ministres des Sports Amélie Oudéa-Castéra et de l'Intérieur Gérald Darmanin, avec Michel Cadot (délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024), vont rendre un rapport le plus précis possible pour que l'on puisse trouver les solutions les plus adaptées ».

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À deux ans de l'événement, elle insiste sur la nécessité de disposer d'une « analyse très précise des raisons qui ont conduit à des dysfonctionnements et du contexte qui est nouveau. Une fois que cette analyse sera faite par les organisateurs, notre gouvernement, on aura les conclusions qu'il faut pour avoir les solutions adaptées », a-t-elle conclu.

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