Brown appelle Ferrari à révéler son accord avec la FIA

Benjamin Vinel
motorsport.com

et la FIA ont créé la polémique lorsqu'il a été annoncé, au terme des essais hivernaux 2020, que les deux parties avaient trouvé un accord confidentiel sur l'illégalité présumée de l'unité de puissance utilisée par la marque au cheval cabré lors de la saison 2019, alors que les écuries rivales avaient déjà émis des doutes quant à la validité du concept employé par la Scuderia.

Par cet accord secret, la FIA voulait éviter que l'affaire ne traîne en longueur, dans un contexte où elle était incapable de prouver que Ferrari avait enfreint le règlement, tandis que l'équipe italienne affirmait être toujours restée dans la légalité. Président de la FIA, Jean Todt a fait savoir à Motorsport.com qu'il "adorerait pouvoir donner tous les détails de la situation", mais selon la réglementation judiciaire de la FIA, l'accord de Ferrari est nécessaire pour ce faire.

Or, Mattia Binotto a mentionné, auprès du Guardian, le "devoir éthique" de Ferrari vis-à-vis de ses employés face à un nouvel abaissement du plafond budgétaire qui contraindrait l'écurie à licencier ou à engager une partie de son personnel dans d'autres disciplines. Le terme "éthique" n'est clairement pas tombé dans l'oreille d'un sourd, en ce qui concerne Zak Brown, PDG de  : "Je suis complètement en faveur du devoir éthique. Et en parlant d'éthique, je trouverais ça super que Mattia partage avec nous, comme la FIA a proposé de le faire, les détails de l'accord secret qu'ils ont trouvé sur l'infraction présumée à la réglementation moteur. Tant qu'on est sur le sujet de l'éthique et de la transparence, je trouve que ce serait pertinent."

Rappelons que les sept écuries qui ne sont pas motorisées par Ferrari ont menacé, début mars, de "demander réparation en justice" en raison de cet accord confidentiel – une fronde dont l'équipe Mercedes s'est depuis lors retirée.

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