Brown : La F1 peut survivre sans Ferrari

Fabien Gaillard
motorsport.com

La menace d'un départ de la Formule 1 revient régulièrement dans les périodes où Ferrari se trouve dans l'opposition à des changements réglementaires qui pourraient avoir un impact important sur le championnat. Si la Scuderia a consenti, selon ses propres mots, à des efforts pour permettre la mise en place de la révolution réglementaire qui était initialement prévue pour 2021, avec entre autres l'instauration d'un plafond de dépenses fixé à 175 millions de dollars (ou 153 millions d'euros) puis abaissé à 150 millions en raison de la crise liée à la pandémie de COVID-19, l'orientation des discussions est désormais un facteur de blocage.

Mattia Binotto a ainsi déclaré ce jeudi dans les colonnes du Guardian que Ferrari ne souhaitait pas une nouvelle diminution de ce plafond car il est hors de question pour Maranello de se séparer de ses salariés. Si d'aucuns ont cru que la Scuderia menaçait de nouveau de quitter la F1 en indiquant qu'elle pourrait "déployer son ADN de la compétition" en dehors du championnat, il s'agissait en réalité d'évoquer la possibilité de s'inscrire dans d'autres championnats, supposément l'IndyCar et/ou le WEC, pour y faire travailler les employés ne pouvant rester en Formule 1.

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McLaren répond à Ferrari : les arguments "ne tiennent pas"

Est-ce là encore une façon de menacer la F1 en suggérant que Ferrari pourrait venir renforcer de façon spectaculaire certaines des compétitions "rivales" ? Quoi qu'il en soit, pour Zak Brown, PDG de McLaren, même si la menace était plus radicale de la part de la firme italienne, la Formule 1 a de plus gros problèmes à régler. "Je détesterais les voir quitter la discipline", a-t-il expliqué pour une sélection de médias, dont Motorsport.com. "Je détesterais voir quiconque quitter la discipline, donc ce n'est clairement pas quelque chose que nous aimerions voir se produire."

"Cependant, je pense que le championnat peut survivre avec 18 voitures sur la grille. Et je crois qu'il y a d'autres constructeurs d'unités de puissance qui pourraient couvrir les deux écuries [clientes] qu'ils motorisent actuellement. D'un autre côté, je pense que si nous nous retrouvons avec un plafond budgétaire trop élevé et que cela finit par décourager ceux qui mettent la main à la poche en investissant dans la F1, je ne pense pas que la discipline puisse survivre avec 14 voitures sur la grille."

"Je pense que 16 c'est juste assez, [et] qu'avec 18 c'est possible. Je pense donc qu'elle pourrait survivre sans eux, mais je préfère vraiment qu'ils restent dans le sport. Je pense que le sport est bien mieux avec eux que sans eux."

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