Bruno Armirail : « La déception est toujours là »

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Bruno Armirail, en 2020. (Presse Sports)
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Vainqueur du contre-la-montre des Championnats de France, jeudi à Cholet, Bruno Armirail (Groupama-FDJ) avait encore un peu de mal à digérer sa non-sélection pour le Tour de France, annoncée la veille.

À voir les larmes de Bruno Armirail, jeudi, après son titre de champion de France de contre-la-montre ; celles de sa compagne aussi, on se serait cru revenu une quinzaine d'années en arrière, quand le week-end des championnats se clôturait traditionnellement par l'annonce des sélections pour le Tour de France et débouchait sur des déceptions immenses, parfois cruelles. Armirail, le lieutenant de David Gaudu chez Groupama-FDJ, a appris mardi soir qu'il ne participerait pas à la Grande Boucle (1er-24 juillet). Il ne s'y attendait pas et sa victoire, à Cholet, devant Rémi Cavagna et Benjamin Thomas (vainqueurs en 2020 et 2021), était la seule réponse qu'il pouvait donner à son staff.

« Ce titre est une revanche, par rapport à votre non-sélection sur le Tour ?
Oui et non. C'est sûr que depuis mardi, je traîne beaucoup de déception. Mais Tour de France ou pas, j'avais préparé cet objectif et j'y aurais de toute façon mis le même mental. Troisième en 2020, deuxième en 2021, j'étais là pour le titre. Je suis content de l'avoir fait car il y avait beaucoup de concurrence.

Comment avez-vous pris la décision de vos directeurs sportifs ?
Quand on n'est pas coureur, je pense qu'il est difficile de comprendre ce qu'on ressent quand on est si proche d'une sélection et qu'on vous ferme la porte. Si j'avais fait un mauvais début de saison, j'aurais compris, mais ce n'est pas le cas. Je n'étais pas très bien au début du Dauphiné mais j'avais été malade et jusqu'à la veille du départ, j'étais incertain. Après, je suis parti me préparer en altitude, chez moi, au Pic du Midi, avec le Tour en tête. Je serais prêt mais pour le regarder depuis mon canapé...

Quelles explications vous a-t-on données ?
C'est une histoire de stratégie d'équipe. Ils y vont pour le général... Chacun à son avis ; je ne donnerai pas le mien. Ils m'ont parlé de la première semaine, qui va être assez compliquée, m'ont dit que je n'étais pas assez régulier. Moi, après le stage en altitude à Tenerife (en mai), j'étais bien ; avant et après le Dauphiné, j'étais bien. Alors j'avais de bons espoirs. Mais pour eux, il n'y a que la première semaine qui compte, le vent, les bordures... On verra bien.

Avez-vous reçu des messages de vos coéquipiers ?
David (Gaudu) m'a souhaité bonne chance pour aujourd'hui. Il n'a pas dit grand-chose sur la situation. De toute façon, pour la sélection, aucun coureur ne peut dire grand-chose. Mais voilà, c'est comme ça, je suis 2e ou 3e remplaçant donc il y a vraiment très peu de chances que je sois au départ du Tour.

Est-ce que ce maillot de champion de France vous console ?
Oui, bien sûr, je l'apprécie. Je n'aurais jamais imaginé ça quand j'avais remporté le titre espoirs devant Rémi (Cavagna) en 2014. C'est ma première victoire chez les pros et, cette journée de chrono est une des rares occasions de l'année où je peux jouer ma carte personnelle. D'habitude, je suis beaucoup plus là pour aider mes leaders. Petit à petit, je progresse en contre-la-montre ; il y a les Jeux Olympiques de Paris en 2024, je pense à ça. Alors oui, j'apprécie ce moment même si la déception est toujours là. Je ne peux pas m'empêcher de me rappeler qu'il n'y a pas si longtemps, on disait que je n'étais pas un assez bon rouleur sur le plat... »

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