Bruno Martini va être condamné à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur

Bruno Martini, président de la LNH. (S. Mantey/L'Équipe)

L'ancien handballeur double champion du monde Bruno Martini, président de la Ligue nationale de handball, va être condamné à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur, selon les informations du « Parisien ».

Bruno Martini va être condamné à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur, détention et acquisition d'images pédopornographiques, selon les informations du Parisien mercredi. L'ancien gardien de but des Bleus, double champion du monde en 1995 et 2001, devenu président de la Ligue nationale de handball (LNH), aurait accepté la peine proposée par le procureur du tribunal de Paris dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. La peine est assortie d'une amende de 2500 euros et d'une interdiction d'exercer toute fonction avec des mineurs.

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Vers un intérim de David Tebib à la présidence de la LigueUn comité directeur exceptionnel de la LNH s'est réuni mercredi à 13 heures et a entériné, selon nos informations, la mise en place d'une nouvelle gouvernance à la tête de l'instance indépendante qui organise les Championnats de France masculins de D1 (Liqui Moly Starligue) et de D2 (Proligue). Le vice-président David Tebib devrait assurer la présidence par intérim, comme il l'avait déjà fait entre août 2020 et novembre 2021 à la suite de la démission d'Olivier Girault (ce dernier se lançait dans l'élection à la présidence de la Fédération française, qui a été remportée le 28 novembre 2020 par Philippe Bana).

Mercredi à 18 heures, un bureau directeur de la Fédération lancera la procédure disciplinaire avec constitution de partie civile à l'encontre de Bruno Martini, membre du Conseil d'administration de la FFHB en tant que représentant de la Ligue. La sanction peut aller jusqu'à la radiation. Les membres du bureau devraient inciter Martini à démissionner s'il ne le fait pas de lui-même. « Au-delà de la souffrance que cela impose à notre sport, chez nous, pour ce genre de faits, c'est la tolérance zéro, même si cela relève de la sphère privée », a déclaré à L'Équipe Philippe Bana, le président de la FFHB.