Button : Alonso va revenir "avec beaucoup plus de respect"

Basile Davoine
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À l'instar de ce que décrivait Cyril Abiteboul au moment d'annoncer la nouvelle début juillet, durant sa fin de carrière, le Britannique estime que l'Espagnol ne décevra pas, et que son âge ne sera pas un frein à sa réussite avec l'écurie française.

"Il a essayé d'autres disciplines, mais il n'y a rien de comparable", prévient Button dans une interview accordée à Autocar. "En dehors de la F1, la compétition est très différente, c'est beaucoup plus terre à terre, comme je l'aime. Il va probablement revenir en étant un meilleur pilote et il aura beaucoup plus de respect pour la F1 dans son ensemble. Vous découvrirez un meilleur Fernando dans la manière dont il mène ses affaires. C'est cool qu'il revienne avec Renault, l'équipe avec laquelle il a remporté deux titres mondiaux, et c'est génial pour la F1."

"Il sera toujours au rendez-vous à 40 ans. J'ai cet âge désormais. Je me souviens qu'au 40e anniversaire de mon père, je trouvais ça vieux, mais ce n'est pas du tout le cas. Tant que l'on est encore en pleine forme et que la passion pour la course est toujours là, pourquoi pas ? Après des mois sans rouler, je sais que j'ai toujours ça en moi."

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La mentalité très particulière qu'il faut pour réussir en Formule 1 et que Button prête encore à Alonso aujourd'hui, le Champion du monde 2009 confesse ne plus l'avoir. Se confiant sur son expérience personnelle, il met ce changement de perception essentiellement sur le fait d'être devenu père de famille.

"Il faut être très déterminé en F1, très égoïste aussi, et ça ne me dérange pas de le dire maintenant", avoue-t-il. "J'étais quelqu'un de très égoïste. Tout devait tourner autour de moi, parce que je devais tirer le meilleur de moi-même. J'avais un physio, un manager, un attaché de presse, et tous travaillaient pour moi, pour me faciliter le travail de manière à ce que je puisse faire de mon mieux en piste."

"Désormais c'est différent, car j'ai un enfant. On ne peut pas être celui qu'on était en F1 quand on a un enfant, en tout cas pas moi, car tout à coup, on n'est plus la personne la plus importante. J'adore cette expérience [de la paternité], même si au début c'était un choc. C'est impressionnant de le voir grandir. Avoir une famille et un chez-soi, je n'ai jamais connu ça auparavant, car j'étais en F1 et j'étais tout le temps sur la route. On voit les choses différemment."