Cédric Pioline : « On n'exclut pas une délocalisation »

Un des moments forts de la semaine au Rolex Paris Masters, l'hommage rendu à Gilles Simon. (P. Lahalle/L'Équipe)

Même si le tournoi a rencontré un très grand succès populaire, le nouveau directeur du Rolex Paris Masters Cédric Pioline a expliqué qu'à l'avenir il faudrait peut-être envisager de quitter Bercy.

Lors du traditionnel bilan de fin de tournoi, Cédric Pioline, directeur du Rolex Paris Masters, s'est félicité du succès populaire de cette 37e édition avec 164 000 billets vendus, soit un taux de remplissage de 99%. C'est 12 000 de plus que le précédent record qui datait de 2019. « Surtout, on a vu que dès juillet les ventes partaient bien, précisait l'ancien n°5 mondial, et qu'en septembre, cela s'est accéléré alors qu'on n'était pas encore certain d'avoir un tel tableau (17 membres du top 20 et des entrées directes jusqu'à la 49e place mondiale), car on ne va pas se mentir, il arrive qu'il y ait des désistements en fin de saison. »

Pioline a également évoqué l'avenir du tournoi dans le cadre du « One vision strategic plan » mis en place par l'ATP concernant la catégorie des Masters 1000. « En 2023, il y aura trois nouveaux Masters 1000 qui seront sur le format de douze jours, mixtes avec des tableaux de 96 joueurs et joueuses (Rome, Madrid et Shanghai), puis, non pas l'année suivante à cause des Jeux, mais en 2025, il y en aura deux supplémentaires pour passer à sept sur neuf (Cincinnati et l'Open du Canada), les deux seuls restant dans leur format actuel étant Monte-Carlo et le Rolex Paris Masters », a-t-il expliqué.


La vente du tournoi, pas à l'ordre du jour

Même si le tournoi a rencontré un très grand succès populaire, le nouveau directeur du Rolex Paris Masters a expliqué qu'à l'avenir il faudrait peut-être envisager de quitter Bercy.


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Seule épreuve indoor de la catégorie reine, le rendez-vous parisien ne peut envisager un changement de gamme comparable faute d'installations suffisantes, le cahier des charges fixé par l'ATP exigeant huit courts de compétition et autant d'entraînement. Cependant, « quand ton voisin repeint sa maison, la tienne a l'air moins bien », image Pioline et des pistes d'améliorations seront étudiées à l'heure du débrief, au sein de la fédération, avec un éventuel passage à 64 joueurs et 10 jours de compétition. « On n'exclut pas une délocalisation car ici on manquerait de place. Je le dis avec d'autant plus de transparence, que le sujet a été évoqué auprès de l'Accor Arena. »

Quant à la vente du tournoi, vieux serpent de mer, elle n'est pas à l'ordre du jour, Pioline se félicitant que la FFT soit « désormais (après la vente de Cincinnati cette année) la seule fédération ayant un pied en Grand Chelem et un autre à l'ATP ». Et ce n'est pas le succès de cette édition qui l'incitera à céder ce trentenaire florissant.