« C'était plus difficile pour moi de communiquer avec la foule », confie Gilles Simon après sa victoire au deuxième tour de Roland-Garros

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Gilles Simon, vainqueur de Steve Johnson et qualifié pour le troisième tour face à Marin Cilic, veut profiter de l'ambiance incroyable de ce Roland-Garros. Même si ce n'est pas toujours si simple.

« Pouvez-vous comparer les émotions de ce soir (victoire contre Steve Johnson en trois sets) à celles que vous avez ressenties sur le Simonne-Mathieu quand vous battez Carreno-Busta ?
C'était un sentiment différent. Le premier tour était vraiment spécial. C'était une sorte d'atmosphère unique, un moment très, très spécial. Aujourd'hui, j'ai eu beaucoup de stress. C'était plus difficile pour moi de communiquer avec la foule. J'ai pu sentir qu'ils étaient là prêts à m'aider, mais j'étais plus nerveux, plus impatient. Et j'avais l'impression que parfois ils me dérangeaient entre le premier et le deuxième service. Mais je me suis dit : 'Allez, c'est ton dernier Roland-Garros, mec, tu es tellement chanceux d'être là, profite de tout, profite de chaque minute.' La fin de match a été très exigeante. C'était vraiment difficile mentalement de le finir. Mais à ce moment-là, j'ai de nouveau utilisé la foule...

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Comment trouvez-vous l'ambiance ? J'ai senti que les gens étaient là, mais ils le sont de plus en plus en fait. C'est quelque chose que je sens d'une manière générale. Je n'avais pas eu la chance d'en profiter. Mais des matchs que j'ai vus, à Bercy ou ici, on voit de grosses ambiances pour les joueurs français, des ambiances que l'on n'a pas l'habitude d'avoir chez nous, et qui au passage, ont même parfois l'air d'un peu de déranger. Les gens vont dire : 'Ah non, mais là, c'était un peu trop.' J'ai envie de leur dire : 'Vous ne vous rendez pas compte comme on se fait gueuler dessus depuis 15 ans quand on va jouer dans les autres pays.' Là, c'est juste normal. Parce que quand j'ai joué Kyrgios en Australie, les mecs te hurlent dessus et pas des trucs sympas. Tu te fais insulter tout le match. Je l'avais même dit à l'arbitre, il m'a dit : 'Je ne vais pas évacuer tout le stade.' J'ai dit : 'Oui, on est d'accord', donc c'est comme cela. Là on n'en est pas du tout là. On a toujours un public qui est ultra-respectueux, mais qui est plus chaud, plus prêt à y aller, et 'vas-y, on y va, on pousse ensemble'. C'est hyperagréable.

« Ce Roland, c'est un mélange d'excitation et d'inquiétudes »

Où en êtes-vous physiquement ? Je sais ce que cela me demande de récupérer d'un match comme cela et c'est dur. Aujourd'hui, je sens qu'il y a de la fatigue, je sens que j'ai les yeux un peu dans le vague, un peu dans le vide. Je sens que c'est plus dur, mais que malgré cela, je fais une belle performance, je joue bien, je maîtrise bien mon adversaire, une fois que j'ai réussi à lancer le match. Mais j'ai toujours des inquiétudes. Je sais qu'un match, cela tourne vite... Ce Roland, c'est un mélange d'excitation et d'inquiétudes.

Vous avez choisi de vous arrêter à la fin de l'année, mais vu ce qu'il se passe aujourd'hui, n'y avait-il peut-être pas moyen d'arrêter sur un truc magnifique, comme sur ce Roland-là ?
Il n'y a rien comme Roland. Mais il y avait des tournois que j'avais envie de jouer, après Roland. Un truc tout bête, mais j'avais envie de rejouer une fois sur gazon parce que j'adore jouer sur gazon. Il y avait aussi quelques endroits où j'avais envie de revenir. Je me suis dit : ''Si tu as envie de faire une dernière fois l'US Open, parce qu'avec ma femme, c'était son tournoi préféré, vas-y, on y va. Si j'ai envie de jouer Metz, parce que mes 2 enfants sont nés 2 fois juste avant Metz, vas-y, va jouer Metz.' Metz, ce n'est pas Roland, on est d'accord, surtout si je joue mardi à 11 heures du matin. Cela ne va pas être la même chose. Mais être joueur de tennis, c'est un voyage aussi personnel. »

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