C1: Paris et Rennes en reconquête, Messi seul en scène

Adrien VICENTE
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Après leurs déceptions inaugurales, le Paris SG, à Istanbul, et Rennes, à Séville, partent en reconquête mercredi pour la 2e journée de Ligue des champions, alors que les retrouvailles entre Cristiano Ronaldo, toujours positif au coronavirus, et Lionel Messi lors du choc Juventus-Barcelone, n'auront pas lieu.

Au lendemain d'une journée plus agitée en coulisses que sur les terrains, avec la démission du président du Barça Josep Maria Bartomeu et la confirmation des rumeurs autour d'une future "Superligue européenne", la C1 reste conditionnée par le lourd contexte extra-sportif.

Pour le PSG, contraint de réagir après sa défaite en ouverture contre Manchester United (2-1), cela prend la forme d'un déplacement chez l'équipe en principe la plus faible du groupe H, Istanbul Basaksehir (18h55)... qui se produit en plein bras de fer diplomatique entre Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron.

Le président turc a appelé lundi au boycott des produits français, accusant son homologue français d'être hostile à l'islam. Emmanuel Macron a défendu la liberté de caricaturer le prophète Mahomet lors d'un hommage national à Samuel Paty, le professeur décapité dans un attentat islamiste le 16 octobre pour avoir montré de telles représentations en classe.

"Je suis un peu triste, mais pas inquiet. J'espère vraiment qu'il n'y aura pas d'imbrication entre sport et politique", a réagi mardi l'entraîneur parisien Thomas Tuchel, tandis que le président du club stambouliote, Göksel Gümüsdag, a tenté de désamorcer les tensions en disant son respect pour le PSG, "un club ami".

- Rennes monte d'un cran -

Sur le terrain, le finaliste de l'édition précédente n'a pas le droit à l'erreur, sous peine de voir Manchester United ou Leipzig, qui s'affrontent (21h00) en Angleterre, prendre trop d'avance.

"Nous sommes ici pour montrer qu'on veut absolument gagner et que nous sommes capables de jouer beaucoup mieux que la semaine dernière", a promis Tuchel.

L'Allemand, dont les choix tactiques sont scrutés de près, a annoncé qu'il titulariserait à nouveau son capitaine Marquinhos, défenseur central de métier, comme milieu défensif. Un choix qui avait contribué à porter les Parisiens en finale du "Final 8" la saison dernière.

En attaque, il devrait compter sur trois de ses "Quatre Fantastiques": Kylian Mbappé, Neymar et Angel Di Maria.

Les Parisiens de longue date retrouveront deux ex-pensionnaires de Ligue 1 dans l'effectif stambouliote: l'attaquant Enzo Crivelli et l'ancien Lyonnais Rafael.

Pour Rennes, la difficulté monte d'un cran. Tenus en échec pour leurs premiers pas en C1 (1-1) contre Krasnodar, néophyte comme eux, les Bretons se déplacent mercredi (21h00) chez le Séville FC, tenant de la Ligue Europa.

- Messi sans Ronaldo -

Et ça tombe mal. Rennes ne pourra compter ni sur son métronome Steven Nzonzi (suspendu pour un geste d'humeur), ni sur son prodige Eduardo Camavinga (se ressentant d'un coup reçu)... ni sur une bonne dynamique, puisque le club breton reste sur quatre matches sans victoire.

"Un match très difficile nous attend à Séville, mais c'est peut-être un très bon endroit pour aller se ressouder", a espéré l'entraîneur Julien Stéphan.

Quant au duel annoncé Messi-Ronaldo, il est reporté au match retour début décembre, puisque Cristiano Ronaldo est toujours positif au coronavirus.

La star portugaise de la Juve, meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des champions, n'a pas caché sa déception et même sa colère. 

"Je me sens bien et en bonne santé. Allez la Juve", a-t-il écrit sur Instagram. Il a également ajouté en lettres capitales: "Le PCR c'est des conneries" ("PCR IS BULLSHIT"), avant de retirer rapidement ce dernier message. 

En l'absence de son meilleur ennemi, Lionel Messi aura donc surtout à s'inquiéter de la défense de la Juventus Turin dans le duel au sommet du groupe G... Ainsi que des déboires institutionnels de son club après la démission de Bartomeu mardi soir.

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