"Ça fait 64 ans que je vis dans le 'poulidorisme'" : en Haute-Vienne, dans le village de Raymond Poulidor, ses amis se souviennent d'un homme "adulé"

franceinfo

L'émotion est très forte à Saint-Léonard-de-Noblat, en Haute-Vienne, où Raymond Poulidor s'est éteint à l'âge de 83 ans, mercredi 13 novembre. Il faut dire que "Poupou" était partout, avec une sculpture en bois à son effigie, une avenue, et même un stade à son nom. Il était surtout une figure dans la ville, présent tous les jours au tabac-presse de Marie-Jeanne, sur la place centrale de Saint-Léonard. "Je me souviens de son sourire quand il passait la porte, de son journal, de son vélo garé devant les commerces et de sa baguette sous le bras", confie la commerçante. "Il y avait toujours des copains qui le rejoignaient."

C'est d'ailleurs ici que ses amis ont choisi, encore une fois, de se retrouver mercredi 13 novembre pour partager leurs souvenirs. Hubert Fraisseix a grandi avec Raymond Poulidor, et il a du mal à imaginer la suite. "Quand on partait dans les réunions d'anciens professionnels à Marseille, à Lyon, c'est toujours moi qui l'amenais, avec ma voiture. Maintenant, je ne pourrai plus l'amener", déplore-t-il. "Il me disait 'tu sais Hubert, on a de la chance tous les deux parce qu'on a réussi alors qu'on sortait d'un milieu quand même très pauvre'. On n'avait pas d'eau à la maison, on n'avait pas de chauffage dans les chambres, pas de toilettes, rien."

"Il n'avait aucune promesse de vie"

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

Parti de rien mais resté simple, c'est l'image que tous gardent de Raymond Poulidor dans son village de Haute-Vienne. Cela (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi

À lire aussi