Leclerc : une caissière licenciée pour avoir acheté une baguette et une patate douce pendant sa pause

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Une caissière de Leclerc licenciée pour une faute grave qu'elle n'a pas commise (Photo : JOEL SAGET/AFP via Getty Images)

Après que le supermarché Leclerc dans lequel elle travaillait lui a signifié son licenciement pour faute grave, la jeune femme a décidé de saisir le conseil des prud'hommes.

Des griefs incompréhensibles, au regard des différents témoignages et preuves. Une caissière d'un supermarché Leclerc situé à Strasbourg (Bas-Rhin) se retrouve depuis quelques semaines au cœur d'un improbable imbroglio disciplinaire, qui a conduit à son licenciement pour une faute grave qu'elle n'a visiblement pas commise.

"Le 13 janvier 2021, le service de sécurité du magasin constate que vous avez stoppé votre mission de ramassage des paniers et des articles abandonnés pour faire des achats personnels sur votre temps de travail", lui est-il ainsi reproché dans sa lettre de licenciement, citée par Le Bien Public.

Un achat de 4 euros et quelques effectué pendant la pause réglementaire

Or, il semble bien que ce jour-là, les choses ne se sont pas du tout déroulées de cette façon. Preuves matérielles à l'appui, la quadragénaire a ainsi expliqué au quotidien régional qu'elle avait en réalité scrupuleusement respecté le règlement en prenant une pause "entre 15h29 et 15h53".

Dans l'intervalle, la caissière a effectivement acheté une baguette de pain et une patate douce au sein du magasin, pour un total d'un peu plus de 4 euros qu'elle a réglé en espèces. Tous ces éléments semblent confirmés par les tickets de caisse conservés par la quadragénaire, mais aussi par des témoignages de ses collègues.

Bataille judiciaire en vue

Pour une raison qui reste pour l'heure un mystère, la direction du magasin a cependant convoqué cette employée en février au sujet d'un "incident remontant au 13 janvier". "Compte tenu des faits constatés, nous envisageons une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’à votre licenciement", expliquait la lettre qu'elle avait reçu à l'époque.

Un mois plus tard, la direction du supermarché a donc mis ses menaces à exécution et déclenché la procédure de mise à pied. Une injustice choquante, selon la caissière, qui maintient qu'elle était en pause en moment de l'achat et a décidé de saisir le conseil des prud'hommes pour obtenir gain de cause.

Le groupe Leclerc a par ailleurs réagi à la publication de Yahoo Actualités sur les réseaux sociaux en indiquant que "la coopérative régionale E.Leclerc dont dépend ce magasin a mandaté un expert en droit du travail afin de clarifier les faits et le respect du code du travail".

La réponse des supermarchés E.Leclerc (Twittter)
La réponse des supermarchés E.Leclerc (Twittter)

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