Calendrier 2021 et COVID-19 : l'option optimiste ou réaliste ?

Basile Davoine
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C'est ce lundi que doit être présenté aux écuries le calendrier provisoire de la saison 2021, à l'occasion d'une importante réunion de la Commission F1. PDG de la discipline jusqu'à la fin de l'année, Chase Carey a fait savoir depuis un moment que ce calendrier serait proche d'une version classique, après l'année 2020 bouleversée par la crise du coronavirus. Cet espoir pourrait toutefois être mis à mal, alors que la pandémie de COVID-19 connaît le début d'une deuxième vague en Europe et qu'une sortie de crise à court terme ne semble pas envisageable.

Pour des raisons purement contractuelles, la F1 pourrait être contrainte de présenter un calendrier standard, notamment en raison de négociations compliquées avec les différents promoteurs, sans toutefois écarter l'hypothèse de procéder ensuite à des aménagements. Il y a dix jours, la manière dont a été officiellement annulée l'édition 2020 du Grand Prix du Vietnam a démontré la complexité de tels dossiers.

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Cette incertitude déplait toutefois aux équipes, qui préférerait avoir sous les yeux une ébauche de ce que ce sera vraiment la saison prochaine, et non de ce qu'elle aurait dû être. Directeur de Racing Point, Otmar Szafnauer confirme que ces discussions sont à l'ordre du jour ce lundi.

"Ma préférence est d'avoir un calendrier réaliste", insiste-t-il. "Je sais qu'il est difficile de prédire l'avenir avec tout ce qui se passe. Nous ne pouvons même pas prédire ce qui se passera dans un mois. Je ne sais pas où en sera le monde dans un mois, avec le virus qui se répand en Europe ainsi qu'à d'autres endroits, comme en Amérique du Nord."

"L'autre chose que je ne sais pas, c'est que je continue à lire qu'il y a des vaccins qui semblent prometteurs et qui sont en phase d'essais. Mais quand arriveront-ils ? Je ne sais pas tout ça. C'est donc difficile à prédire. Cependant, je préfèrerais un [calendrier] réaliste plutôt qu'optimiste, de manière à pouvoir prévoir. Mais je ne sais même pas ce que réaliste signifierait. Je poserai la question : 'Selon vous, quelle est la probabilité de ce calendrier ? Est-ce qu'elle est faible ? N'avons-nous pas aussi une solution de secours ?' Mais peut-être que le calendrier qu'ils montreront sera réaliste, et nous en discuterons."

En dépit de ces inquiétudes légitimes, l'optimisme demeure au sein des écuries, basé sur la pleine confiance accordée à Liberty Media, propriétaire de la F1.

"Franchement, il faut d'abord attendre de voir ce que la F1 nous présentera ce lundi", souligne Andreas Seidl, directeur de McLaren. "C'était une année difficile, du jamais vu auparavant. Et je pense toujours que la F1 l'a bien gérée, car en avril ou mai nous espérions faire une saison de 17 Grands Prix. Je suis convaincu que la F1 fera ce qu'il faut correctement pour l'an prochain. Bien sûr, la situation évolue beaucoup. Et en même temps, je pense qu'il est important de rester positif, et nous espérons avoir un calendrier plus normal l'année prochaine."

Propos recueillis par Adam Cooper