Le calendrier MotoGP devrait être annoncé en deux temps

Léna Buffa
motorsport.com

Dans l'espoir que les Grands Prix MotoGP reprennent dès que possible, les instances dirigeantes travaillent sur plusieurs scénarios parallèles et tentent actuellement d'aller au bout de la première option, la plus optimiste, que Carmelo Ezpeleta a commencé à décrire ces derniers jours. Dans un entretien en visioconférence avec plusieurs journalistes baptisé MotoGP Roundtable, le PDG de Dorna Sports en a dit plus sur ce plan et ce qu'il signifierait en termes de calendrier et de protocole sanitaire.

"Nous avons plusieurs scénarios. L'un d'eux est d'essayer de commencer fin juillet, et ensuite de se concentrer sur des courses en Europe, avec un maximum de cinq pays", explique le responsable espagnol, indiquant que les deux premières courses prévues en août ne seraient pas déplacées. "Brno et l'Autriche ont toujours leur date d'origine, le deuxième et le troisième week-ends d'août, et si nous pouvons nous conserverons ces dates. Si nous pouvons commencer plus tôt, et nous étudions cette possibilité, nous le ferons en Espagne. C'est l'idée."

Carmelo Ezpeleta précise qu'une première annonce interviendra sous peu : "Nous avons encore besoin de deux ou trois semaines pour prendre une décision définitive. Nous pensons qu'autour de la troisième ou quatrième semaine de mai nous pourrons proposer un calendrier plus clair."

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La validation de l'organisation des Grands Prix passera aussi par le fait de pas avoir d'hospitalités et de lieu d'accueil de groupes, par des mesures de distanciation, ainsi que par des tests systématiques et fréquents. "Nous allons nous préparer afin d'avoir des tests pour tout le monde, pour que 1300 personnes [du paddock] soient testées au maximum quatre jours avant qu'elles arrivent dans le premier pays. Puis une fois sur le circuit, chaque personne sera testée à nouveau. Nous aurons aussi des mesures dans le paddock, car nous isolerons les personnes du paddock des employés permanents des circuits : les commissaires et toutes les autres personnes du circuit ne seront donc pas en contact avec nous, sauf en cas d'accident", précise Carmelo Ezpeleta, qui évoque aussi une prise de température systématique à l'entrée dans le paddock et l'isolement de toute personne présentant des symptômes apparentés au COVID-19.

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La situation reste toutefois incertaine et chaque pays connaît sa propre réalité et possède des mesures qui lui sont inhérentes, ce qui complique d'autant plus les possibilités de projection vers ce qu'il sera possible d'organiser à moyen terme. Afin de mettre en place cette reprise si complexe, la Dorna échange avec des organismes différents dans chaque pays, par exemple le conseil supérieur des sports en Espagne, au sein d'une cellule spéciale, ou encore le comité olympique en Italie.

"Dans ces deux structures, nous avons plus parlé de la manière dont le sport va reprendre que des mesures particulières pour organiser les événements. C'est quelque chose dont nous parlons directement avec les ministères de la Santé et des Transports," précise Carmelo Ezpeleta. "En République Tchèque nous parlons avec le gouvernement de la Moravie du sud et la ville de Brno. En Autriche, cela a été géré par notre promoteur autrichien, car la F1 veut reprendre là-bas et nous avons des protocoles similaires. En France, nous parlons avec Claude Michy et il est en contact étroit avec le gouvernement français et les différents organismes."

"Nous sommes presque prêts pour tout faire à partir de fin juillet et le seul point encore en suspens c'est le fait de se déplacer d'un pays à l'autre. L'un des problèmes est d'arriver d'en dehors de l'Europe : comment ces personnes peuvent-elles entrer en Europe ? Nous avons travaillé sur ce point ces derniers jours, et normalement ces personnes devront arriver 14 jours plus tôt et séjourner en Europe avant que nous commencions", souligne le patron de la Dorna. Et son message, aidé par toutes ces précautions, se veut résolument optimiste : "Nous voulons montrer au monde que nous sommes un très bon moyen de comprendre que les pays sont en mesure d'organiser [des événements]."

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