Cameron Woki avant France-Australie : « Deuxième-ligne ? Un poste que j'ai appris à aimer »

Cameron Woki (ici à l'entraînement à Marcoussis avec Julien Marchand et Grégory Alldritt) est attendu en deuxième ligne avec les Bleus contre l'Australie, samedi. (P. Lahalle/L'Équipe)

Désormais installé en deuxième-ligne en équipe de France, Cameron Woki a évoqué en conférence de presse son nouveau poste en bleu, le match contre l'Australie samedi soir (21 heures) et un début de saison mitigé avec son nouveau club, le Racing 92.


L'Australie, un « gros défi »

« C'est une sacrée mise en jambes dans cette tournée. J'avais eu la chance de faire la tournée là-bas (en juillet 2021), c'était une tournée très dure. On n'a pas beaucoup de victoires contre eux dans notre histoire donc ça va être un gros match, à ne pas négliger, avec beaucoup de combats, des avants très grands, très forts en face et des trois-quarts qui ont cette faculté à breaker. Ça avait été très serré il y a deux ans chez eux, je pense que ça va être pareil (samedi soir).

On a un statut différent depuis la tournée d'été 2021 mais il faut respecter nos adversaires, rester humbles face à une nation majeure. On l'a encore vu en Écosse (victoire des Wallabies 15-16 samedi), entre la 60 et la 80e, c'est une équipe qui met beaucoup de rythme et ne lâche pas les fins de match. Il faudra être concentré jusqu'au bout. Ils cherchent souvent la pénaltouche, même sur des pénalités à 20 mètres, donc il faudra être vigilant là-dessus. C'est un gros défi, notamment dans l'engagement physique, sur lequel on a pas mal insisté cette semaine. »


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Son passage en deuxième ligne

« Je prends du plaisir à ce poste, que j'ai appris à aimer, à connaître. J'ai commencé à y jouer en Australie justement, je prends mes marques au fur et à mesure, je commence à aimer ce poste. Je ne me pose plus de questions entre les deux postes (avec celui de 3e ligne aile). Plus que dans la mêlée, l'appréhension dans cette transition, c'était surtout l'enchaînement des tâches derrière une mêlée. J'ai pris mes repères assez facilement en mêlée mais j'avais cette peur-là de ne pas pouvoir enchaîner aussi bien les tâches en laissant pas mal de jus en mêlée. Physiquement et mentalement, j'ai bossé là-dessus pour mieux gérer l'enchaînement. »


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Son passage au Racing 92 et son début de saison

« (Laconique) Je peux toujours progresser. Je m'adapte à mon nouveau club, ça va venir. Je vais vous demander d'être patients, c'est tout. (Relancé sur son changement de club à un an de la Coupe du monde) C'était mon choix, ma décision. C'était une envie de ma part de changer de club. C'est à moi de m'adapter, d'être meilleur sur le terrain. Ça n'a rien à voir avec mon changement de club, je dois juste faire mieux. »


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