Canelo Alvarez remporte son combat face à son grand rival Gennady Golovkin par décision unanime

Canelo Alvarez remporte son combat face à son grand rival Gennady Golovkin par décision unanime

Dans la nuit de samedi à dimanche à Las Vegas, Canelo Alvarez s'est facilement imposé contre Gennady Golovkin dans un combat très loin de l'intensité de leurs deux premiers duels. Le Mexicain conserve ses quatre ceintures mondiales des super-moyens.

Les spectateurs de la T-Mobile Arena n'ont vraiment vibré qu'à deux reprises samedi soir. Juste avant le combat d'abord, avec l'extraordinaire interprétation de l'hymne kazakh par un artiste habité mais pas maître du playback. Et puis, juste après la cloche quand Gennady Golovkin et Saul Alvarez se sont enlacés chaleureusement, comme si les 12 rounds avaient effacé des années de tensions. « Merci pour tout mon ami. On a donné aux fans trois bons combats. Je suis heureux d'avoir été sur le ring avec toi », a souri Canelo, couronne de vainqueur sur la tête.

Golovkin apathique pendant la moitié du combat

Entre ces jolis moments, pas grand-chose pour s'emballer. En 2017 et 208, les deux boxeurs avaient offert deux chefs-d'oeuvre, des concentrés d'action et de brutalité inscrits dans l'histoire de leur sport. Ce troisième volet, quatre ans plus tard, a paru plus dispensable. « GGG », 40 ans, a fait son âge. Le Kazakh, d'habitude si menaçant, a été apathique pendant plus de la moitié du combat, fuyant parfois l'affrontement tel un enfant effrayé. Peut-être conscient de son retard sur les cartes des juges, il a enfin tenté des combinaisons dans les derniers rounds, en quête d'un K.O ou pour l'honneur. « Le combat a été plus tactique, comme des échecs. Dans la deuxième partie, je me suis mieux senti », a-t-il expliqué.

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Canelo touché à une main

En face, Canelo n'a pas eu besoin de se surpasser. Fidèle à ses habitudes, il a tapé au corps, essayé de faire des dégâts avec son bras avant et sanctionné son adversaire en contre. La superstar n'a pas réussi à envoyer GGG au tapis comme il l'espérait. C'est sans doute mieux ainsi. L'une des pires performances de la carrière de Golovkin aurait été plus triste encore. À 40 ans, son menton résiste encore très bien au choc. Mais Alvarez n'était visiblement pas à 100 %. « Dès le premier round, j'ai su que je n'allais pas le mettre KO. J'ai besoin d'une opération. Ma main gauche me fait mal. Je ne peux même pas tenir un verre. Mais je suis un guerrier », a précisé le champion incontesté des super-moyens.

Sa performance a en tout cas suffi pour s'assurer une victoire à l'unanimité des trois juges (116-112 et 115-113 deux fois) qui ne fera pas débat comme son succès de 2018 ou le nul de 2017. Les deux hommes se sont serré la main une dernière fois, comme une belle scène qui sauverait la fin d'un film décevant et vous fait quitter la salle avec un sourire, malgré tout.

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