Canoë-kayak - Rémi Gaspard, nouveau directeur de la performance de la FFCK : « Être compétitif pour Paris 2024 »

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En vue des JO de Paris en 2024, la Fédération française de canoë-kayak (FFCK) a arrêté la composition de son nouvel organigramme technique piloté par le DTN Ludovic Royé et le nouveau directeur de la performance Rémi Gaspard. Lequel ne manque pas d'ambitions. La réflexion avait été lancée avant les JO de Tokyo, d'où le canoë-kayak français est revenu bredouille. Elle vient d'être formalisée. Avec son nouvel organigramme technique, la Fédération française de canoë-kayak (FFCK) entend passer d'une structure pyramidale (DTN, DTN adjoint, head coaches, entraîneurs, référents) à une équipe d'entraîneurs nationaux chefs de projet plus proches des athlètes. Dans cette logique, côté sprint, Philippe Colin (kayak hommes), Guillaume Berge (kayak femmes), Anthony Soyez (canoë hommes) et Benoît Bernard (canoë femmes) ont été nommés. Adjoint au directeur de la performance, François During fédérera le travail. Côté slalom et slalom extrême, deux chefs de projet : Renaud Doby pour les hommes, Marianne Agulhon pour les femmes. Ils seront accompagnés de Benoît Peschier, Jonas Turmeau, Nicolas Labat et Arnaud Brogniart. Enfin, la FFCK continue à travailler pour renforcer son équipe para-canoë. lire aussi Toute l'actu du canoë-kayak Rémi Gaspard, 38 ans, pilotera l'ensemble. Coordinateur de la performance olympique et paralympique, il a géré notamment la mise en place du pôle olympique et paralympique de Vaires-sur-Marne avec le recentrage des athlètes slalom et sprint sur ce lieu unique, après avoir oeuvré pendant sept ans comme directeur de la performance à la Fédération écossaise. Désormais directeur de la performance à la FFCK, aux côtés du DTN Ludovic Royé, il explique la logique derrière ces changements. « Quand a débuté la réflexion sur le nouvel organigramme ?
Il y a eu un premier temps correspondant au premier temps Covid. L'idée était de prendre de l'avance par rapport aux Jeux de Tokyo qui alors devaient encore avoir lieu en 2020. En mars, le DTN m'avait donc missionné pour coordonner la réflexion sur le futur bilan de l'olympiade, car une grosse partie du travail pouvait être avancée avant la tenue des JO. D'où un pré-bilan en juin 2020 avec les entraîneurs en chef slalom, sprint, para et l'Agence nationale du Sport. À ce moment, les JO de Tokyo venaient d'être repoussés en 2021. Ce bilan nous a permis de voir où nous en étions et où nous voulions aller. La nécessité de revoir notre fonctionnement est apparue. Concrètement ?
Il fallait prendre en compte le fait que les JO 2024 se tiendraient pour nous à Vaires-sur-Marne (site olympique pour le canoë-kayak et siège de la FFCK) et bien l'intégrer dans notre manière de nous réorganiser. Il fallait aussi que les décisions sportives soient prises au plus proche du vécu des athlètes. Pas d'armée mexicaine, le très haut niveau supposant de savoir répondre très rapidement à des problématiques diverses. Enfin, recentrer notre fonctionnement sur l'aspect sportif (Où en sont nos athlètes et la concurrence ?) plutôt qu'organisationnel. «Pour les JO de Paris, on veut faire partie des fédérations ayant contribué aux médailles obtenues par la France » Les résultats de Tokyo ont-ils accéléré le processus ?
Nous avions prévu d'aller assez vite après les JO. Tokyo nous a montré qu'il fallait effectivement un timing serré (aucune médaille). Clairement, ça a confirmé nos choix faits avant. Ceci dit, ces JO ont été durs émotionnellement, car nous n'avons pas péché par manque d'engagement. Tout le monde était à fond. Quel objectif de médailles pour Paris 2024 ?
Forcément, l'idée est d'y être compétitif. Donc, contribuer au bilan de la France en obtenant des médailles. Mais on ne veut pas fixer d'objectif quantitatif. On pourrait annoncer une grosse ambition, mais il faut aussi être réaliste et voir d'où on part. On rentre de Tokyo avec zéro médaille. C'est trop tôt pour fixer un objectif. Mais on veut faire partie des fédérations ayant contribué aux médailles obtenues par la France. » lire aussi Paris 2024 : une cérémonie d'ouverture des JO sur la Seine

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