Qui est Carlo Spignoli, l'homme derrière la bonne préparation physique de l'OM ?

L'Italien Carlo Spignoli est arrivé l'été dernier, dans les bagages de l'entraîneur Igor Tudor. (F. Porcu/L'Équipe)

Passé par Monaco, l'Italien Carlo Spignoli, l'exigeant préparateur physique de l'OM, n'est pas pour rien dans l'excellente forme des Marseillais.

C'est un homme de l'ombre mais, à Monaco, les joueurs s'en souviennent très bien. Avant de martyriser les Marseillais, Carlo Spignoli, l'actuel préparateur physique de l'OM (56 ans), a fait courir et transpirer les Monégasques de 2012 à 2019, sept années de succès de la remontée en L1 avec Claudio Ranieri en 2013, au titre de Champion de France en 2017, en passant par les demi-finales de la Ligue des champions la même année avec Leonardo Jardim.

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Arrivé l'été dernier en même temps qu'Igor Tudor, l'Italien, fils d'un ancien préparateur physique de la Juventus Turin, est revenu en France après une courte expérience à Watford (octobre 2021-janvier 2022) et une, plus longue, à la Sampdoria (2019-2021). « Avec Carlo, il fallait prendre un petit-déjeuner léger », rigole l'ex-défenseur Andrea Raggi, qui assure avoir vu quelques joueurs « vomir » après ou pendant les séances du coach à l'ASM.

La prépa la plus dure pour beaucoup de joueursÀ Marseille, sa préparation estivale a marqué aussi les corps et les esprits, comme celle d'ailleurs pendant la trêve de la Coupe du monde, notamment à Marbella en Espagne. Après deux heures d'entraînement avec ballon sous les ordres de Tudor, il est arrivé que Spignoli vienne dire aux joueurs de mettre leurs baskets pour conclure des séances déjà très éprouvantes, même pour des « coffres » comme Valentin Rongier ou Jonathan Clauss. La plupart des Olympiens n'avaient jamais vécu une préparation aussi dure.

La méthode est basée essentiellement sur la multiplication des courses « à haute intensité », se souvient Djibril Sidibé, qui ne l'a connu que quelques mois à Monaco en tant que préparateur physique numéro 1.

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Le champion du monde, aujourd'hui à l'AEK Athènes, a trouvé à l'époque une personne « sensible, honnête, adorable » avec laquelle « il était facile de discuter ». Mais surtout « quelqu'un d'exigeant » dans son boulot et avec lequel il faut être prêt « à souffrir », notamment lors de la phase de réathlétisation qui suit une blessure, rôle auquel avait fini par le déclasser Jardim, pas fan de ses méthodes.

« En plus du foncier, il nous faisait travailler musculairement avec des exercices spécifiques assez inventifs, explique Raggi. Avec les Marseillais, il va créer des machines. Carlo, c'est un phénomène. Au début, tu peux râler car les joueurs de foot n'aiment pas courir. Mais quand tu vois que tu n'es jamais fatigué pendant les matches, que tu te sens bien et que tu finis mieux que tes adversaires, tu comprends vite le bénéfice. » Avec moins de recul que Raggi, Leonardo Balerdi, qui a souligné « le travail formidable » de l'Italien jeudi en conférence de presse, semble en être conscient.

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