Carlos Alcaraz avant son entrée en lice au Rolex Paris Masters : « Je ne sens pas la pression »

L'Espagnol Carlos Alcaraz. (A. Réau/L'Équipe)

Débarqué à Paris avec une petite gêne au genou, le jeune n°1 mondial de 19 ans revient au Rolex Paris Masters sans pression et estime avoir beaucoup appris de sa douloureuse défaite face à Hugo Gaston ici même l'an passé.

« Il semble que vous arrivez au Rolex Paris Masters avec une gêne au genou. Que pouvez-vous dire sur ce problème physique à deux jours de votre entrée dans le tournoi ?
C'est juste un petit problème, que tous les joueurs peuvent avoir avec leur corps à la fin d'une saison. C'est normal, vous devez jouer avec cela. Ce n'est rien de trop sérieux. Je me sens bien et je suis prêt à jouer ici.

Vous jouez désormais pour finir n°1 à la fin de la saison, est-ce une pression supplémentaire ou plus un challenge, un plaisir de vous battre pour cet objectif ?
Je ne sens pas la pression. Je me suis juste mis, pour moi-même, cet objectif de terminer n°1. Je sais que ce sera difficile à atteindre, qu'il y a beaucoup de grands joueurs derrière moi qui peuvent aussi l'être. Mais je ne me mets pas de pression par rapport à cela. J'essaie de donner le meilleur sur chaque tournoi, de continuer de grandir et de prendre du plaisir à jouer au tennis. C'était mon rêve de gagner un Grand Chelem, de devenir n°1 mondial, mais je ne m'attendais pas à réaliser cela à 19 ans. Tout est allé si vite, plus vite que je ne pouvais l'imaginer. C'était inattendu. Aujourd'hui, je peux réaliser ce que j'ai accompli, mais je n'ai pas changé en tant que personne. Les gens autour de moi, ma famille, mon staff, mes amis, ma vie normale, rien n'a changé.

Parlez-nous du match particulier perdu (6-4, 7-5) contre Hugo Gaston ici même l'an passé en huitièmes de finale. Est-ce l'un de vos plus douloureux souvenirs sur le circuit ?
C'est sûr que c'était un match compliqué, probablement l'un des plus difficiles que j'ai joués sur le circuit. Mais je crois que ce match m'a beaucoup aidé, en termes d'expérience, de gestion de la pression. Cette année, j'ai joué tant de gros matches, connu tant de grands moments, à me battre pour de bonnes choses. Pour tout ça, le match de l'an dernier ici m'a servi, pour savoir comment réagir quand tout le monde supporte ton adversaire. Je devais tirer des leçons de ce match et c'est ce que j'ai fait. Ce match m'a vraiment beaucoup aidé cette année. »


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