Carlos Alcaraz, qualifié pour la finale de l'US Open : « Prendre ma chance et profiter du moment »

Carlos Alcaraz, qualifié pour la finale de l'US Open : « Prendre ma chance et profiter du moment »

Heureux et fier de sa qualification pour sa première finale de Grand Chelem, le prodige espagnol Carlos Alcaraz entend bien savourer ce moment et jouer sa chance à fond.

« Vous voilà en finale de Grand Chelem pour la première fois de votre carrière. Que ressentez-vous ?
C'était incroyable pour moi. Je pense avoir très bien joué contre Frances (Tiafoe), qui a évolué à un niveau très élevé ces deux dernières semaines. C'est un sentiment génial d'être en finale, d'avoir gagné ce match en 4h20. Physiquement, je me sens très bien. Je suis un peu fatigué, bien sûr, mais je me sens bien. Je suis simplement très, très heureux. Je repense à l'enfant que j'étais il y a dix ans qui rêvait du moment que je suis en train de vivre. Il faut poursuivre ses rêves. Le travail est toujours récompensé. On voit en ce moment que tout le travail que j'ai effectué est en train de payer.

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En plus de vous battre pour un premier titre en Majeur, vous viserez chacun, Casper Ruud et vous, la place de numéro 1 mondial...
C'est à la fois proche et très loin, non ? C'est une finale de Grand Chelem avec la place de numéro 1 mondiale à la clé, quelque chose dont je rêve depuis que je suis enfant. Que dire ? Pour l'instant, j'ai envie de savourer ce moment, ma première finale de Grand Chelem. Je penserai au reste demain (samedi).

« J'ai plus de rencontres en cinq sets dans les jambes (qu'il y a un an), je suis davantage prêt, physiquement et mentalement »

Il y a 19 ans, votre entraîneur Juan Carlos Ferrero est devenu numéro 1 mondial en se qualifiant pour la finale de l'US Open (perdue contre Andy Roddick). Vous en a-t-il parlé ?
On en a beaucoup parlé, oui. Il avait battu Agassi en demi-finales pour devenir numéro 1 mondial ici, à l'US Open. Il m'a raconté comment il s'était préparé pour ce match. Je vais faire pareil : je vais prendre ma chance. Peu importe ce pour quoi je me bats, je vais prendre ma chance et profiter du moment.

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Qu'avez-vous pensé de l'ambiance durant cette demi-finale ?
C'était dingue. Avoir fait ça sur le Arthur-Ashe, c'est génial. Je dirais que 70 % du public était pour Frances, mais j'entendais seulement les 30 % restants (sourire). C'était fou. Les night sessions de l'US Open, sur le Arthur-Ashe, sont incroyables. C'est tellement spécial de jouer à l'US Open, en particulier en night session. Tu vis quelque chose de rare. Le public est incroyable ici. Ils adorent regarder des grands matches. Leur soutien est important. Quand j'étais petit et que je regardais des matches dingues à la télé, je me disais qu'un jour ce serait mon tour d'être sur le court.

Il y a un an à Flushing Meadows, vous aviez dû abandonner (en quarts de finale contre Félix Auger-Aliassime) après un enchaînement de matches marathons. Cette fois, vous sortez à chaque fois vainqueur de ces bras de fer. Qu'est-ce qui a changé ?
Je suis davantage prêt. L'an passé, je n'avais disputé que trois Grands Chelems avant l'US Open. Et un seul match en cinq sets. Maintenant, j'ai plus de rencontres en cinq sets dans les jambes, je suis davantage prêt, physiquement et mentalement. Depuis cet US Open, il y a eu douze mois de travail intense, en salle et sur le court. Mais je dirais que c'est surtout mental. »

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