Caroline Garcia sur le départ de son entraîneur Bertrand Perret : « Ça a été une surprise »

Caroline Garcia et son entraîneur ont mis un terme à leur collaboration. (P. Lahalle/L'Équipe)

Sans entrer dans les détails de la séparation, Caroline Garcia a évoqué samedi la fin de sa collaboration avec son entraîneur Bertrand Perret. La Française, qui démarre son Masters féminin mardi, est également revenue sur les semaines délicates qui ont suivi l'US Open.

« Cinq ans après votre première expérience au Masters, à Singapour, vous voilà de retour. Que ressentez-vous ?
Ça faisait longtemps ! Il s'est passé beaucoup de choses depuis, certaines positives, d'autres moins, des expériences pas évidentes, des blessures. Ça a été un long processus. J'aurais aimé revenir plus rapidement mais je suis déjà contente d'être là et de revivre cette expérience. C'est un cadeau au bout d'une saison très intense et très réussie. Je suis très fière du travail accompli. Singapour, ça commence à dater. Je m'étais qualifiée au dernier moment, c'était totalement inattendu. Bon, là, je ne vais pas dire que c'était prévu non plus (sourire). C'est à peu près la même chose. Je veux en profiter au maximum.

Après votre magnifique été américain (titre à Cincinnati et demi-finale à l'US Open), vous n'avez gagné qu'un match en trois tournois. Comment expliquez-vous ce contrecoup ?
Après New York, il s'est passé beaucoup de choses. Bien sûr, j'étais en course pour le Masters. Je me disais que ça serait quand même sympa d'y aller. Le classement était très serré, ça m'a un peu stressée et je me suis mise trop de pression. Je suis contente de m'être finalement qualifiée parce que ce n'était pas génial ce que je faisais sur le court. C'est un processus, une expérience. J'ai vécu un été très dense, j'ai joué beaucoup de tournois, beaucoup de matches avec de longs voyages. Ce n'était pas évident. Je me sentais vraiment fatiguée. Ces derniers jours, j'ai pris du temps pour me reposer et me préparer pour le tournoi.


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Votre entraîneur Bertrand Perret a annoncé la fin de votre collaboration il y a quelques jours. Comment avez-vous vécu cette séparation ?
J'aimerais remercier Bertrand pour tout le travail qu'on a effectué ensemble cette année. C'était un super investissement, personnel et professionnel. On est partis de très loin et on est arrivés au sommet en fin d'année. Il a décidé de quitter l'équipe après le Mexique et j'ai respecté sa décision. Maintenant, je dois me concentrer sur le présent, sur l'action, me préparer du mieux possible pour ce tournoi qui est important. Je dois garder l'esprit clair et me concentrer sur le moment.

Le timing peut surprendre, juste avant un tournoi si important en fin de saison...
Oui, ça a été une surprise. Ce n'était pas quelque chose d'attendu mais c'était sa décision. On a fait du très bon travail depuis qu'on a commencé ensemble en novembre, beaucoup de très bons souvenirs personnels et professionnels. Ça a été une belle progression. Je suis très reconnaissante du travail qu'on a fait ensemble. Forcément ça fait bizarre, mais on essaie de faire avec.

À Fort Worth, vous êtes accompagnée par votre physio, Laura Legoupil et vos parents, mais aussi l'entraîneur Juan Pablo Guzman. Est-il prévu qu'il continue avec vous durant l'intersaison et la saison 2023 ?
Non, là on est vraiment sur dur court terme. Suite à la décision de Bertrand, on a décidé d'appeler quelqu'un qui m'a aidé l'an passé. On avait travaillé ensemble durant la seconde moitié de la saison 2021. Il me connaissait déjà. Il est venu m'aider au niveau de l'organisation, me donner des conseils, m'aider dans la préparation des matches. J'avais besoin de quelqu'un. Et comme il me connaît déjà, c'est plus simple d'intégrer l'équipe.

Vous démarrerez votre tournoi dans la nuit de mardi à mercredi (à partir d'1h du matin, heure française) face à Coco Gauff. Que pensez-vous de l'Américaine ?
C'est une joueuse et aussi une femme très impressionnante. Elle a explosé très jeune et elle était déjà très mature pour gérer la situation. Ici, elle joue le simple et le double, je ne sais pas comment elles font avec Jessica (Pegula), c'est incroyable. Elle est très impressionnante, elle progresse énormément. On ne dirait pas qu'elle a 18 ans, elle donne la sensation d'être sur le circuit depuis cinq ans. J'aurais aimé être comme elle à 18 ans ! Elle est géniale pour le tennis et le tennis féminin. »