Caroline Garcia, qualifiée pour les demi-finales du Masters : « J'ai eu comme une crise de panique »

Qualifiée pour les demi-finales du Masters grâce à sa victoire contre Daria Kasatkina (4-6, 6-1, 7-6 [5]) samedi, Caroline Garcia est revenue sur le moment où le match aurait pu lui échapper.

« Comment analysez-vous votre victoire face à Daria Kasatkina (4-6, 6-1, 7-6 [5]) ?
J'ai commencé le premier set correctement, mais ensuite je me suis tendue. J'ai eu comme une crise de panique. J'ai un peu perdu la tête. Elle ramène beaucoup de balles et j'en ai mis trop. J'ai réussi à retrouver mon calme et à jouer un tennis avec plus de maîtrise. Le deuxième set était très bon et ça a été un combat au troisième. C'était un sacré challenge, il y a eu pas mal de hauts et de bas. J'ai réussi à rester la plus positive possible, même si j'ai parfois cédé à la frustration. Ça n'a pas été tout le temps très bon, très propre, mais les intentions et la volonté d'y aller étaient là.

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Vous êtes qualifiée pour les demi-finales du Masters pour la deuxième fois en deux participations après 2017. Que cela représente-t-il ?
C'est un super accomplissement. J'étais déjà très contente de faire partie du top 8, de passer la phase de poules encore plus. Avec le scénario de ce match, c'est encore mieux. Je ne sais pas si ça va me détendre pour la demi-finale, mais c'est un super accomplissement qui prouve que cette année était définitivement une réussite, en partant de très loin jusqu'à intégrer le top 8. C'est une preuve supplémentaire que mon style de jeu fonctionne et que je dois continuer dans cette direction.

À partir de 4-2, balle de 5-2 en votre faveur, jusqu'à la fin du premier set, vous avez marqué deux points sur 16. Que s'est-il passé ?
Je ne sais pas, j'aimerais bien savoir ce qu'il se passe parfois (sourire). Je menais 4-2, mais il y avait eu plusieurs jeux accrochés, des rallyes difficiles physiquement. À un moment, j'ai paniqué. J'avais l'impression que je n'allais pas réussir à garder ce rythme et à tenir physiquement. Je me suis enflammée toute seule, j'ai commencé à en mettre trop dans mes frappes. Elles ne sortaient pas beaucoup donc je me frustrais de plus en plus et j'essayais d'y aller encore plus alors que je bougeais de moins en moins... Pas un très bon mix ! Avec son style de jeu, je savais que j'avais les clés, que je pouvais mener les échanges, mais j'ai voulu en faire un peu trop. Et avec le stress de la qualif, ça a décliné.

Il y a aussi eu ce fameux 9e jeu de la troisième manche (à 4-4), plus de 13 minutes durant lesquelles vous avez manqué six balles de break. Comment vous en êtes-vous relevée ?
Ça a vraiment été un paramètre, la gestion des matches, de la perte du premier set. J'ai bien progressé là-dessus cette année où je me suis sauvée de pas mal de matches comme ça. Si ça ne passe pas, rester calme, l'accepter et se concentrer sur le point d'après. C'est ce qu'il s'est passé à 5-4. J'avais eu des opportunités. Quand tu te prends un ace, bon, l'autre a bien joué. Là, ce n'était pas vraiment le cas. Je n'y suis pas du tout allée sur au moins quatre, je n'ai rien fait, ce n'est pas mon style. J'ai essayé de mettre ça de côté et j'ai réussi à faire un super jeu de service.

Racontez-nous cette seconde balle de match folle où, après un échange interminable que vous remportez, vous vous écroulez au sol...
Je ne pouvais plus marcher (sourire). Il faut savoir profiter de ces victoires, de ces matches un peu à l'arrache. Quand tu donnes tout ce que tu as, tu as envie de profiter un peu de la victoire. Ça donne plein d'émotions et d'énergie positive. Sur la balle de match, j'essayais d'être agressive, mais je me tendais de plus en plus, mon coup droit avançait de moins en moins. On l'a revue tout à l'heure, je criais de plus en plus fort alors que ça avançait de moins en moins. J'ai quand même continué à lui mettre la pression et j'ai essayé de prendre la première opportunité d'aller vers l'avant. Ça a marché. C'est un bon résumé du match.

Vous allez affronter Maria Sakkari dans moins de 24 heures (ce dimanche à partir de 22h30, heure française). La Grecque était au repos ce samedi. Serez-vous prête physiquement ?
Physiquement, là, ça va beaucoup mieux. On a fait le bain froid, le vélo... J'ai les jambes lourdes, mais rien de particulier donc c'est plutôt positif. Les conditions avec la surface sur le bois, c'est assez exigeant. Celle que je joue demain (dimanche) a un jour de repos en plus, mais on savait que ça allait être comme ça.

Depuis qu'elle s'est qualifiée, elle a l'air plus détendue, elle prend davantage sa chance à l'échange. Ça fait deux ans qu'elle joue très bien, elle est vraiment solide, surtout dans les gros tournois où elle fait souvent des quarts de finale et des demi-finales. C'est une joueuse de grands moments, elle le prouve une nouvelle fois ici. Ça va être un gros match. C'est une joueuse très différente de celle que j'ai affrontée aujourd'hui, très puissante, qui se déplace très bien. Ça va être un gros défi. »

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