Caroline Garcia, qualifiée pour les demies de l'US Open : « Aller chercher plus »

Caroline Garcia, qualifiée pour les demies de l'US Open : « Aller chercher plus »

Très satisfaite du jeu produit lors de son quart de finale face à Coco Gauff, de sa qualification pour les demies de l'US Open et du travail effectué avec son équipe, Caroline Garcia n'a pas envie de s'arrêter tout de suite.

« À quel point êtes-vous satisfaite de votre prestation aujourd'hui (mardi) ?
Je suis très contente de la victoire, d'être en demi-finales. C'était un match très intense. Chaque point, chaque jeu était très dur. L'atmosphère était très américaine avec beaucoup d'énergie sur le court. Je suis très heureuse de ma performance, d'avoir réussi à gérer mes émotions. J'ai été capable de jouer mon jeu et c'est très important pour moi. Le chemin est vraiment clair désormais et j'essaie de le suivre.

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La voie est claire, dîtes-vous, l'a-t-elle déjà été autant ?
Ce n'était pas aussi clair dans le passé. J'ai toujours été agressive. J'essaie toujours de mettre la pression sur l'autre. Mais j'étais plus jeune. Je n'avais pas autant besoin qu'aujourd'hui de trouver cette bonne direction et d'accepter, qu'en fait, c'est la seule façon pour moi. Si je veux bien faire, je dois aller dans cette direction. Maintenant, c'est clair. Et je vois tellement de choses que je peux encore améliorer.

Vous allez jouer Ons Jabeur en demi-finales, vous vous étiez déjà rencontrées en demies d'un Grand Chelem mais chez les juniors, à quoi vous attendez-vous ?
Chez les juniors, c'était très rare de jouer quelqu'un qui faisait autant d'amorties et autant de slices avec son revers. Elle mettait beaucoup d'effets dans ses balles. C'était déjà piégeux de jouer contre elle. Maintenant, ça l'est encore plus. Elle est Top 5 mondiale, elle a fait finale à Wimbledon. Elle s'est beaucoup améliorée. C'est un gros défi.

Caroline Garcia

« En 2011 après le match contre Sharapova, il y avait beaucoup de pression venant de nulle part »

Une première demi-finale en Grand Chelem à 28 ans, quand on a de l'expérience, qu'est-ce que ça change par rapport au fait de vivre ça à 18 ans ?
Je ne suis pas si vieille que ça ! Ta carrière est parfois faite de hauts et de bas, tu dois tout accepter, prendre ce que tu peux prendre. Il y a eu des passages compliqués et douloureux. On a réussi à bien rebondir, à avoir confiance en ce qu'on faisait. Ça fait super plaisir pour moi, pour l'équipe. On a toujours envie d'aller chercher plus.

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Parce que vous avez eu beaucoup de succès très jeune, il y a eu beaucoup d'attentes autour de vous. C'était difficile d'être à la hauteur de ces attentes ?
Oui c'était vraiment un challenge. Après je ne sais pas exactement de quelle période vous parlez. En 2011, après le match contre Sharapova (défaite en trois sets face à la Russe à Roland-Garros, au cours du match, Murray avait tweeté qu'elle serait une future n°1), il y avait beaucoup de pression venant de nulle part. J'étais autour de la 150e, 200e place mondiale, j'avais 17 ans et mon jeu n'était pas prêt. Je n'étais pas capable de jouer avec régularité à ce genre de niveau. Les semaines suivantes, j'ai essayé de jouer au même niveau mais ce n'était pas possible. C'était difficile parce que les gens attendaient beaucoup de moi. Mais je n'étais pas prête pour ça. Fin 2017, 2018, j'ai eu beaucoup de succès. Et j'ai fait des erreurs, nous avons fait des erreurs et j'espère vraiment que nous avons appris de ces erreurs. »