Caroline Garcia, qualifiée pour les demi-finales à Cincinnati : « Quand tu joues mal, les gens t'oublient vite »

Caroline Garcia, qualifiée pour les demi-finales à Cincinnati : « Quand tu joues mal, les gens t'oublient vite »

En pleine renaissance, Caroline Garcia, qualifiée pour les demi-finales du WTA 1000 de Cincinnati, sait d'où elle revient.

« Comment analysez-vous votre victoire contre Jessica Pegula (6-1, 7-5) en quarts de finale à Cincinnati ?
J'ai réussi un très bon match, très solide, très agressive du début à la fin. On sait que Jess est une battante, je devais jouer mon meilleur tennis et être aussi agressive que possible, prendre la balle tôt. Certains rallyes allaient vraiment très, très vite, il fallait être prête, mais je crois m'être très bien débrouillée. J'ai eu des points gratuits au service, ça fait toujours du bien. Ça me donne de la confiance pour mettre plus de pression sur les jeux de retour, ce qui a payé à la fin.

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Depuis le début de la semaine, vous n'avez été breakée que trois fois (dans le tableau principal). À quel point votre service est-il précieux en ce moment ?
Les courts sont assez rapides ici, ça aide pour le service. J'avais eu quelques difficultés en qualifications. Et contre Maria Sakkari (victoire 7-6, 6-7, 6-1 au deuxième tour), je n'avais pas eu un bon pourcentage de premières, mais je m'en étais sortie. C'est une bonne arme dans mon jeu, elle me donne confiance pour mettre la pression sur mon adversaire. Ça fait quelques mois que je sers très bien, en particulier sur gazon. On a beaucoup travaillé là-dessus. J'essaie de me relâcher et d'y aller. Je vise le classement des aces à la fin de la saison donc... (sourire)

« C'est bien, ça me donne de la confiance, ça me confirme que le gros travail qu'on effectue sur le court et en dehors paye »

Vous voilà en demi-finales en sortant des qualifications. C'est encore plus beau ?
Oui car, croyez-moi, les qualifs ça n'a rien de facile. Au premier tour, j'ai affronté une autre Française (Diane Parry), c'est toujours piégeux. J'arrivais de Toronto où j'avais joué contre Alizé (Cornet) et là c'était une petite jeune. Ce n'est jamais facile. J'ai dû enchaîner beaucoup de matches (6 en 7 jours). C'est bien, ça me donne de la confiance, ça me confirme que le gros travail qu'on effectue sur le court et en dehors paye.

À chaque fois, je suis arrivée sur le court avec de bonnes jambes. C'est très positif pour mon équipe et moi parce qu'en WTA 1000, on enchaîne beaucoup de matches en peu de temps contre de très bonnes joueuses. C'est un bel accomplissement qui me donne de la confiance pour le reste de l'année.

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Personne n'a gagné autant de matches que vous sur le circuit WTA depuis début juin (24). Avez-vous le sentiment d'être la joueuse en forme du moment ?
Ce sont des sentiments partagés. Quand tu joues mal, les gens t'oublient vite et oublient vite ce que tu as accompli par le passé. Et puis dès que tu enchaînes quelques victoires et que tu joues un meilleur tennis, tu redeviens soudainement une star. Tu passes d'un coup de "loseuse" à peut-être l'une des meilleures joueuses du monde.

Il se passe beaucoup de choses en coulisses. On sait d'où l'on vient, en début d'année, avec mon équipe et c'est le plus important. Je dois garder en tête ce qui fonctionne pour moi, ce qu'on fait, comment je joue et quel est mon état d'esprit derrière tout ça. Je pense que l'expérience du passé va m'aider à gérer ça, à prendre les bonnes décisions et à conserver cet état d'esprit.

À propos d'Aryna Sabalenka, son adversaire en demi-finales

« Peu importe combien de doubles fautes elle fait dans un jeu, elle est toujours là, elle continue de gagner des matches et elle n'a pas peur de prendre sa chance »

En demi-finales, vous défierez la 7e mondiale Aryna Sabalenka...
On s'est déjà affrontées, mais c'était il y a un bon moment (leur dernier match remonte à 2018, Sabalenka mène 2-1). C'est une joueuse très agressive. On a plus ou moins les mêmes armes dans notre jeu. Ça fait un moment qu'elle est top 10, elle est toujours présente dans les grands tournois. Il faut toujours compter sur elle. Peu importe combien de doubles fautes elle fait dans un jeu, elle est toujours là, elle continue de gagner des matches et elle n'a pas peur de prendre sa chance. Ça va être un super défi pour moi, j'ai hâte. On va voir qui va être la plus agressive.

Avez-vous le sentiment de jouer à un niveau top 10 actuellement ?
Je ne sais pas, à vous de me le dire (sourire). Je m'en fiche un peu. En revanche, je suis très contente d'être tête de série à l'US Open, juste pour pouvoir m'entraîner sur les bons courts (sourire). »

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